Alors que le Premier Ministre sortant Saad Hariri s’est adressé à plusieurs pays dont la Grande Bretagne, l’Allemagne et l’Espagne pour aider le Liban face à la crise de liquidité, un quotidien saoudien indique que la communauté internationale a mis un certain nombre de conditions à l’aide économique.

Saad Hariri aurait ainsi adressé une lettre manuscrite à l’Arabie Saoudite, la France, la Russie, l’Egypte, la Turquie, la Chine, à l’Italie et aux Etats-Unis afin de leur demander de garantir les importations effectuées au Liban et notamment celles vitales pour un pays importateur net comme la nourriture, l’essence et les médicaments.

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Cette demande intervient alors que le Pays des Cèdres connait une importante crise de liquidité, avec la pénurie du dollar qui a amené déjà à plusieurs grèves dans des secteurs clés durant l’été. Il semblerait pour l’heure que le mécanisme de la Banque du Liban, mis en place par la circulaire 530, soit insuffisant pour garantir ces importations, alors que les banques privées ont mis en place un contrôle des capitaux avec une limite des retraits et des transferts à l’étranger et le gouverneur de la BDL, Riad Salamé, fait l’objet de certaines critiques sur son refus de révéler le montant exact des réserves nettes de la banque centrale.

Cette politique monétaire pourrait être à l’origine de la perte d’emplois aujourd’hui, avec les difficultés engendrées sur les entreprises, qui n’arrivent plus à régler leurs partenaires commerciaux ou à percevoir les montants de leurs clientèles. Ce facteur est aujourd’hui l’un des principaux paramètres qui induit une augmentation du taux de chômage.

Pour rappel

Le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat, citant des “sources informées”, a indiqué que la communauté internationale continue à conditionner l’aide économique promise durant CEDRE en mai 2018, à la mise en place d’un plan de réformes économiques, alors que les organismes et pays bailleurs devraient se réunir le 11 décembre prochain à Paris.

Seront présents, les Nations Unies, les gouvernements de la Chine, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, de la Russie, du Royaume-Uni et des États-Unis, de l’Égypte, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, l’Union Européenne et la Ligue arabe, ainsi que des représentants de la Banque Mondiale, du Fonds Monétaire International et de la BERD.

2 sessions devraient être organisées, une le matin sans la délégation libanaise et une autre l’après-midi en sa présence.

Ainsi, les pays participants devraient appeler les autorités libanaises à former le plus rapidement possible un nouveau gouvernement à la lumière de la situation sociale, économique et financière considérée comme difficile. Ils devraient également demander aux responsables libanais d’inclure des représentants des manifestations anti-gouvernementales dans le prochain cabinet et que le que le Liban «respecte» le programme de réformes qu’il avait présenté lors de la conférence CEDRE tenue à Paris en 2018.

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