Actualites et analyses sur inflation
Revue de presse du 17/03/25: Crise institutionnelle et tensions régionales
#PRESSE: La revue de presse du 17 mars 2025 analyse les tensions politiques et économiques au Liban, marquées par le blocage des réformes et l’instabilité monétaire. Elle revient sur les enjeux judiciaires, les mouvements sociaux et les défis sécuritaires. L’actualité culturelle et sportive est également mise en avant, avec le rayonnement des artistes et athlètes libanais à l’international. Enfin, la revue explore les avancées technologiques et l’impact des figures publiques dans les médias et sur les réseaux sociaux.
2019-2024 : En route pour l’effondrement financier final du Liban
De 2019 à 2024, les dépôts nominaux chutent de 170 à 88,39 milliards USD, les réels de 45-65 à 13-43 milliards USD. En 2024, les dépôts réels (15-49 % des nominaux) reflètent un schéma de Ponzi insoutenable. Le refus des banques en 2020 de restructurer, minimisant les pertes à 20 milliards USD contre 73 milliards USD (FMI), aggrave la crise. Les déposants, limités à 400 USD/mois à taux désavantageux, subissent un "haircut" de 75-90 %, contre 25-50 % possible en 2019 avec collaboration.
Liban : 78 % en pauvreté, une nation à l’agonie
Plus de 78 % de la population libanaise vit désormais sous le seuil de pauvreté. Entre inflation, chômage et accès limité aux services de base, comment les familles font-elles face à cette crise ? Elles réduisent les repas, sacrifient les soins médicaux et retirent les enfants de l’école pour les faire travailler, tandis que les écarts de richesse se creusent dans un pays où l’économie s’effondre après la guerre de 2024.
L’illusion des dépôts bancaires libanais avant 2019, un cas typique de Ponzi de haute volée
Le système bancaire libanais fonctionnait comme une pyramide de Ponzi à deux niveaux : les banques attiraient les déposants avec des rendements artificiels (10-15 %), financés par des placements à la BDL, qui elle-même dépendait de nouveaux dollars pour honorer ses engagements à 15-20 %. Les dépôts nominaux de 170 milliards USD n’étaient qu’une façade, soutenue par un schéma de Ponzi d’une ampleur exceptionnelle. Avec une parité réelle estimée à 3 000 LBP/USD en 2018 – contre 1 507,5 LBP/USD nominal – les dépôts réels se situaient entre 45 et 65 milliards USD, soit 26-38 % du total. L’écart de 105-125 milliards USD reflétait une richesse fictive, composée d’intérêts excessifs (40-50 milliards USD), de surévaluation monétaire (10-15 milliards USD), et de profits fictifs ou fraudes (~30-45 milliards USD).
La croissance réelle du Liban chute à -7 % en 2024
STATS: En 2024, le PIB réel du Liban chute de 7 %, après -1,1 % en 2023, selon l’IIF, plombé par le conflit Hezbollah-Israël (3,4 milliards USD de dommages). La consommation privée recule de 14,9 %, malgré un PIB nominal à 32,8 milliards USD (taux de 89 500 LBP/USD). Les réserves de la BdL, à 10,7 milliards USD début 2024, tombent de 391 millions en octobre, dans un contexte de crise bancaire et sociale.
Le déficit commercial libanais se réduit de 2,3 % à 14,2 milliards USD en...
#DEFICIT: En 2024, le déficit commercial libanais s’est réduit de 2,3 % à 14,2 milliards USD, avec des importations en baisse de 3,6 % (16,9 milliards USD) et des exportations en recul de 9,6 % (2,7 milliards USD), selon l’Administration des douanes. Les revenus douaniers ont bondi de 39 % à 42 554 milliards LBP sur dix mois, portés par un taux de change ajusté à 86 000 LBP/USD. Les réserves de la BdL ont atteint 10,7 milliards USD, malgré une chute en octobre.
Hausse du salaire minimum au Liban : un remède au pouvoir d’achat ou une bombe inflationniste ?
#FOCUSECO: Un projet de loi au Liban propose un salaire minimum à 550 dollars pour relancer le pouvoir d’achat face à l’inflation. Mais cette mesure risque d’alimenter une spirale inflationniste et de détruire des emplois dans un secteur privé exsangue, incapable de suivre. Loin de doper la consommation durablement, elle pourrait creuser les inégalités et aggraver la crise, faute d’un plan économique solide dans un pays en ruines.
Essence en chute au Liban : une baisse sous surveillance
#ECO: Les prix des carburants baissent au Liban ce 4 mars 2025 : l’essence 95 et 98 octane perdent 7 000 livres, le mazout 2 000, tandis que le gaz reste à 1 115 000 livres. Une détente liée aux marchés pétroliers et au taux de change offre un répit fragile. Dans une économie exsangue, cette réduction soulage sans régler les failles structurelles d’un pays dépendant et exposé.
Revue de presse du 01/03/25: Trump et Zelensky, un clash diplomatique inédit
Le Liban traverse une crise multidimensionnelle affectant son économie, sa politique et sa société. La livre libanaise s’effondre, la corruption freine la justice et les négociations avec le FMI stagnent. Les coupures d’électricité paralysent le pays, tandis que la pauvreté atteint des niveaux alarmants. Les manifestations se multiplient et les artistes tentent de préserver la culture.
Ramadan 2025 : un mois sacré à l’épreuve des crises mondiales
Ramadan 2025 s’ouvre le 28 février au Liban avec un fattoush frugal, éclipsé par des prix triplés, et à Gaza, où qatayef cède aux rations sous blocus. L’Arabie saoudite savoure kabsa, la France s’accroche à des tajines coûteux. À Jérusalem, Al-Aqsa prie sous surveillance. Harira marocaine, kolak indonésien : les plats résistent à l’inflation mondiale, défiant la faim pour préserver l’esprit d’un mois sacré bousculé par les crises.
Trump met le Moyen-Orient sous pression, le Liban en première ligne
Le retour de Trump en 2025 marque une rupture avec la diplomatie de Biden, intensifiant le soutien à Israël et les sanctions contre l’Iran et le Hezbollah, ce 28 février 2025. Nawaf Salam, sous pression, doit gérer les divisions internes et les négociations avec le FMI pour une aide vitale, alors que le Liban craint un isolement accru face à une politique visant à neutraliser l’axe Iran-Hezbollah-Hamas.
Réfugiés syriens au Liban : Salam face à une crise sans fin
Le Liban, avec plus d’un million de réfugiés syriens en 2025, fait face à une crise majeure. Nawaf Salam défend leur retour progressif en Syrie face à une économie insoutenable, lors d’une récente réunion avec l’ONU. L’Europe, notamment l’Allemagne et la France, s’oppose aux expulsions forcées ce 28 février 2025, craignant des violations des droits humains, tandis que les tensions sociales et la fragilité des infrastructures aggravent ce défi diplomatique.
Beyrouth face à une nouvelle tempête : les sanctions de Trump et l’avenir incertain...
Le gouvernement de Nawaf Salam fait face à des critiques pour son manque de fermeté face aux violations israéliennes, tandis que Trump durcit les sanctions contre les responsables liés au Hezbollah, ce 28 février 2025. L’Arabie saoudite et les Émirats conditionnent leur aide à un retrait du Hezbollah des institutions, alors que la baisse des flux de la diaspora et les pressions occidentales fragilisent un Liban déjà en crise.
Nawaf Salam face au mur des violations israéliennes et de la crise
Le gouvernement de Nawaf Salam fait face à des critiques croissantes pour son manque de fermeté face aux violations israéliennes, selon un rapport du 28 février 2025. Les partis exigent des accords de défense et une saisine internationale, mais Salam est freiné par la baisse des flux de la diaspora et les pressions des bailleurs occidentaux, qui lient une aide de 15-20 milliards à des réformes et un apaisement avec Israël.















