Actualites et analyses sur négociations libanaises
Baabda durcit le ton avant Washington
Le président Joseph Aoun a, le 22 avril, articulé en quelques heures la doctrine de l’État libanais pour la phase actuelle : fermeté sécuritaire à l’intérieur, refus de toute atteinte à la paix civile, et défense d’une ligne de négociation sans concession sur la souveraineté à Washington. En demandant des descentes contre les stocks d’armes, l’interdiction des démonstrations armées et un renforcement du déploiement sécuritaire, tout en chargeant l’ambassadrice Nada Hamadé Mouawad de réclamer une extension du cessez-le-feu et l’arrêt des démolitions israéliennes, il a cherché à montrer que Beyrouth veut reprendre l’initiative sans se laisser enfermer dans ses fractures.
Beyrouth au centre des priorités de l’État
À Baabda, Joseph Aoun et Nawaf Salam ont placé Beyrouth au centre de l’après-cessez-le-feu. Négociations, retour des déplacés, sécurité de la capitale et autorité de l’État y sont liés. La réunion marque une tentative de cohérence au sommet, avec Beyrouth comme premier test concret de crédibilité politique nationale.



