Le siège du Grand Sérail avant l'explosion du Port de Beyrouth.

Cette fin de semaine a été marquée par le discours du Président de la République, le général Michel Aoun, à l’occasion des célébrations du 77ème anniversaire de l’indépendance du Liban.

Ce discours a été marqué par l’offensive de la présidence à l’encontre de la Banque du Liban et plus particulièrement de son gouverneur Riad Salamé, accusé de ne pas avoir permis la poursuite de la procédure d’audit juricomptable de la banque centrale et un protégé du premier ministre désigné Saad Hariri.

Le chef de l’état a également indirectement accusé une partie de la classe politique d’avoir mis de nombreux bâtons dans les roues des réformes pourtant nécessaires pour obtenir le déblocage de l’aide économique internationale, alors que le Liban est confronté à de multiples crises, y compris un effondrement économique et un effondrement de la livre libanaise et que 55% de la population, certaines sources estiment désormais à 65% même, vivrait sous le seuil de pauvreté.

Si les 2 hommes s’accordent à dire que l’initiative française constitue la dernière chance pour le Liban, les différends se font de plus en plus entendre entre ces derniers.

D’importances divergences seraient également apparues la semaine dernière au niveau des candidats même pressentis comme ministres. Si les communautés druzes ou chiites pourraient choisir leurs représentants au sein du prochain cabinet, Saad Hariri souhaiterait pouvoir nommer les ministres chrétiens qui siègeraient à ses côtés, ce que refusent tant la présidence de la république – qui estime que celui-ci contredirait les principes mêmes unifiés de la feuille de route française – que les partis politiques chrétiens.

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