Le Président vénézuelien Nicolas Maduro

Les chantres occidentaux des droits de l’homme et de la démocratie s’en prennent à Nicolas Maduro et font abstraction de tous les autres dictateurs qu’ils ont ou non soutenus. Pire, s’ils ne les ont pas provoqués, ils pèsent négativement sur tous les conflits latents dans leur sphère d’influence.

Au Venezuela, il faut noter que l’opposant et poulain des pays occidentaux, Juan Guaido, a été renvoyé le 22 janvier du poste de président de l’Assemblée nationale vénézuélienne sur décision de la Cour suprême et s’est autoproclamé le lendemain «Président en exercice» du pays ; chose ridicule, il a prêté serment pendant une manifestation à Caracas. Pur scénario donc d’une nouvelle révolution de couleur orchestrée de l’extérieur. 
Donald Trump, chef de file des pays occidentaux coutumiers des coups bas, l’a bien entendu aussitôt reconnu comme «Président par intérim» ; tenez-vous bien, en invoquant des refrains devenus insipides par la force des choses. 

Les crimes contre l’humanité et les élections « truquées ». 

Ne peut-on pas légitimement s’offusquer lorsque les pays occidentaux invoquent des crimes ou déclarent « émettre des doutes » sur une élection et s’en servir comme alibi d’intervention ou d’ingérence, au meilleur des cas ? 
Ce fut le cas en Côte d’Ivoire. On connaît la suite, la CPI ayant soutenu que le dossier était vide ! 
Plus récemment en RDC, la France déclara émettre des doutes sur l’élection avant de se raviser pour dire être prête à travailler avec l’exécutif issu de ces mêmes élections ? 
Et lorsqu’au début du drame syrien, ils mirent en doute les élections dans ce pays et chantèrent en chœur que les groupes terroristes opérant dans ce pays étaient une opposition, et j’en passe ? 

L’aide humanitaire. 

Venons-en aussi à leur fameuse réthorique de l’aide humanitaire. Elle leur sert également de prétexte d’ingérence. 
Les « démocraties » occidentales peuvent-elles vraiment la brandir aux yeux du reste du monde lorsqu’elless se sont attelées elles-mêmes à mettre minutieusement en place des embargos sur les marchandises et des mécanismes financiers étouffants contre ceux auxquels ils prétendent venir en aide ? 
A ce titre, on peut se souvenir des effets mortels de l’embargo qui frappa l’Irak de Saddam Hussein avec des centaines de milliers de morts principalement constituées de malades, de femmes et d’enfants ; ce qui fut à l’origine du scandaleux plan français « Pétrole contre nourriture ». De même en Syrie, surtout au Yémen et dans une moindre mesure au Venezuela. Cette macabre liste n’est pas limitative. 

En conclusion, il est vraiment dramatique et regrettable que beaucoup de pays demeurés pour diverses raisons dans le giron occidental suivent cette diplomatie d’atermoiements.