Depuis le palais d’Ein Tineh, le président de la chambre Nabih Berri a lancé la campagne électorale du mouvement amal, estimant que les élections législatives constituent un intérêt sans précédent au niveau régional et international en dépit des circonstances “d’une troisième guerre mondiale ou d’un règlement réfléchi”.

Il s’agit, selon Nabih Berri, de lutter contre “les campagnes sectaires, de distorsion et de calomnie, qui ont atteint leur paroxysme au cours des trois dernières années, pour ne pas mentionner l’exploitation injustifiée de la douleur des personnes”, allusion à l’affaire de l’explosion du port de Beyrouth et la mise en examen de plusieurs de ses proches dont l’ancien ministre des finances Ali Hassan Khalil.

Pour rappel, Nabih Berri estimait être visé personnellement après que ce dernier ait fait l’objet d’un mandat d’arrêt publié par le juge d’instruction Tarek Bitar en charge de ce dossier et toujours non exécuté par les forces de sécurité intérieure sous prétexte que ce dernier, également candidat pour les élections législatives du 15 Mai 2022, jouit d’une immunité parlementaire.

Nabih Berri a ainsi présenté les grandes lignes de son programme électoral, sous le slogan “L’unité, c’est l’espoir de sauver le Liban”. Il s’agirait de mettre en oeuvre les accords de Taëf et notamment via l’adoption d’une loi électorale moderne, la sauvegarde des dépôts privés des banques libanaises, la sauvegarde également des droits du Liban dans les négociations actuelles visant à délimiter les zones économiques exclusives ou encore la décentralisation des administrations publiques.

Nabih Berri a aussi souhaité voir l’achèvement de l’enquête sur l’explosion du port “sans couverture politique à quiconque” ou encore de voir révéler les circonstances de la disparition de l’Imam Moussa Sadr en 1978.

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