close up shot of person holding prayer beads
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Il est possible de dire tout ce que l’on veut, mais il est important de considérer les conséquences de ses paroles et de respecter les droits et les sentiments des autres. Il est souvent préférable de choisir ses mots avec soin et de réfléchir aux conséquences potentielles avant de parler. Il est également important de respecter les lois et les règles qui régissent la liberté d’expression.

La liberté d’expression est un droit fondamental qui permet à chacun de s’exprimer librement sur des sujets de son choix, mais elle n’est pas absolue. Il existe des limites légales à la liberté d’expression pour protéger les droits et la sécurité des autres. Ces limites peuvent inclure des restrictions sur la diffamation, l’incitation à la haine ou à la violence, la divulgation de secrets d’Etat, et d’autres formes de discours qui peuvent causer un préjudice direct ou immédiat à autrui. Il est donc important de se rappeler que même si nous avons le droit de s’exprimer librement, il est important de le faire de manière responsable et respectueuse.

La question de la responsabilité des caricatures publiées par Charlie Hebdo en France était déjà un sujet de débat complexe et controversé. Ce débat, à l’époque, a aussi eu lieu localement. Si en France, la dimension du débat concerne la liberté d’expression, au Liban, elle a pris une autre tournure plutôt constituée par l’aspect politique mis à la sauce locale. Certains estiment que ces caricatures étaient une forme légitime d’expression de la liberté d’expression, tandis que d’autres les considèrent comme offensantes et irresponsables amenant à des crises dans d’autres pays comme le Liban.

Les caricatures de Charlie Hebdo ont été jugées offensantes par une grande partie de la communauté musulmane y compris localement, qui les a considérées comme une insulte à leur religion et à leur prophète. D’autres personnes ont également considéré que les caricatures étaient un manque de respect et de considération envers les croyances et les convictions religieuses des musulmans.

Il est important de noter que ces caricatures ont causé de la colère, de l’offense et même des violences, et ont eu des conséquences graves pour les personnes qui ont été directement ou indirectement touchées par les attentats qui ont suivi leur publication.

Deux choses aujourd’hui sont à noter, le fait de bruler un Coran en Suède est un élément local qui ne devrait pas avoir de conséquences internationales si on n’était pas dans l’ère de l’hyper information est de l’amplification des nouvelles via les réseaux sociaux. 

Mais d’autre part, concernant la polémique des show télévisés locaux visant certaines communautés, donc au Liban même, il s’agit justement d’une problématique locale du vivre-ensemble. Accepterions-nous de même, dans un pays si divisé que nos communautés à nous soient visés au nom de la liberté d’expression? Ou devons-nous aussi en accepter les conséquences, quel qu’elles soient? 

Evidemment se retrancher sous la protection de la religion, au Liban même, a abouti à autant de lignes rouges qui ont protégé la corruption qui a gangréné notre pays. Ainsi, si on accusait tel responsable politique ou administratif, on était catalogué d’anti-chrétien, anti sunnite, anti-chiite alors que la base même de la critique de cette personne était basée sur des faits, aujourd’hui d’autant plus prouvés que la crise que nous vivons est du fait d’une administration gangrénée par le confessionnalisme religieux au détriment de la compétence et de l’intégrité. Le secret est la modération mais surtout de rester concentrer sur la problématique réelle et non de diverger sous de quelconques prétextes comme on arrive à se le faire si souvent au lieu d’affronter la situation.

Dans cette optique, il y a eu abus en fait de toute part, de l’argument religieux, un argument qu’il faudrait au final garder pour soi, mais pou revenir à la religion, cela est quelque chose de personne, une expérience, un vécu.

Certaines personnes peuvent se sentir attirées par les enseignements, les croyances et les pratiques d’une certaine religion, tandis que d’autres peuvent se sentir plus proches de leurs semblables qui ont des croyances similaires. Pour d’autres encore, l’appartenance à une communauté religieuse peut fournir un sens de l’identité et un sentiment d’appartenance à une communauté plus large, pour donner un sentiment de protection vis-à-vis d’autres qui semblent constituer une menace.

Il est important de noter que chacun est libre de choisir ou non de s’identifier à une communauté religieuse, cela ne doit pas être une chose imposée, et encore moins par le lavage de cerveau. Il n’est pas nécessaire d’appartenir à une communauté religieuse pour avoir une croyance ou une spiritualité personnelle. Bien au contraire, combien de criminels dans ce pays voient-on dans les cérémonies religieuses comme pour se refaire une nouvelle virginité. On ne peut pas parler de personnes de miséricorde dans ce cas là.

Nous devons construire un état qui nous rassemble et non appartenir à d’autant d’état au nom de la religion. Cela amène au dialogue avec l’autre qui à la fin nous ressemble et non à la division en autant de communautés que de religion et surtout à ne pas provoquer plus de fissures qu’il n’en existe pas déjà. En d’autre terme, il faut établir des ponts.

Le dialogue avec des personnes différentes peut nous aider à développer la tolérance et la compréhension envers les personnes qui ne pensent pas comme nous et ainsi arriver à réduire les conflits au lieu de les augmenter, pour résoudre les conflits auxquels nous faisons face et ainsi trouver des solutions qui conviennent à toutes les parties, à construire la confiance et la coopération entre les individus et les groupes qui composent notre société. Combien de crises par lesquelles nous passons ont été justement provoquées. À la fin, on peut s’interroger aussi sur les motifs de ces personnes ou de ces organisations.

Il est important de faire la différence entre une provocation qui a pour but de susciter une réflexion et une qui a pour but de blesser ou d’agresser. Il est également important de se rappeler que la liberté d’expression ne doit pas être utilisée pour justifier la discrimination, l’intimidation ou la haine mais qu’elle doit au contraire devenir l’outil de rapprochement. Nous sommes tous dans le même bateau au final.

Parfois, la modération s’impose d’elle même quand on est des personnes sages et le moins qu’on puisse dire, c’est de garder la religion comme chose personnelle et non de régler des comptes via écrans interposés, qu’ils soient par les réseaux sociaux ou par ailleurs.

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Expert économique, François el Bacha est l'un des membres fondateurs de Libnanews.com. Il a notamment travaillé pour des projets multiples, allant du secteur bancaire aux problèmes socio-économiques et plus spécifiquement en terme de diversité au sein des entreprises.

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