Bouillonnement avec Paul Maakad

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Paul Maakad est un enfant de l’émigration libanaise qui voyage au gré de ses diverses missions journalistiques et humanitaires entre la France et le Moyen Orient. De son expérience est né un recueil de poésie – « Bouillonnement » – qu’il présentera le vendredi 18 mai à l’occasion des Journées du Liban à Paris. Puissant, profond, spontané, ce recueil vous touchera par la sensibilité de ses mots.

Ecrit entre 2008 et 2010 alors que Paul était étudiant en sciences politiques à l’université Saint-Joseph de Beyrouth, ce premier opus nous livre ses ressentis intimes suite à la découverte de son pays d’origine, souvent fantasmé. Cet élan poétique lui a permis d’apaiser les sentiments impétueux qui l’assaillaient et de trouver un équilibre.

Libnanews l’a rencontré pour comprendre sa démarche.

Libnanews : Comment la poésie est-elle entrée dans votre vie ?

Paul Maakad : En 2008, quand je me suis installé à Beyrouth, la poésie m’est apparue comme un exutoire face à la force brutale des sensations que me procurait l’exploration du pays de mes parents et ancêtres.

Libnanews: La poésie était-elle un choix de style littéraire ?

P M : Non, la poésie s’est imposée à moi, je ne l’ai pas choisie. Mes écrits n’ont été guidés par aucune forme littéraire préalablement imposée. Il se trouve que les textes qui en ont résulté ont épousé le genre poétique, de façon complètement spontané.

Libnanews : La poésie est un art qui trouve difficilement son public. Comment avez-vous appréhendé l’édition de votre recueil ?

P M : J’ai toujours écrit sans aucune ambition de publication. L’idée de rassembler mes textes en recueil et de les publier vient de ma mère, Joumana, à qui je voudrais rendre hommage, qui me voyait apathique à chaque retour de mes voyages. Elle m’a proposé ce projet afin que je redevienne plus actif.

Libnanews : Vos poèmes sont profonds. Que ressentez-vous quand les lecteurs vous confient qu’ils ont été touchés par vos textes ?

P M : De savoir que les gens peuvent s’identifier à mes écrits est la plus belle des reconnaissances. La forme poétique est la plus à même de parvenir à cette empathie parce que ce sont des sentiments bruts qui sont donnés en partage, sans fard.

Libnanews : Avez-vous envie de réitérer l’expérience ?

P M : Oui, car je sais que l’écriture est le moyen d’expression le plus naturel pour moi. Il me permet d’accéder directement à mes sentiments et réflexions intimes, sans besoin de les travestir.

Libnanews : D’où vous vient cet amour de l’écriture ?

P M : Cet amour des mots m’a été donné par ma mère. Elle n’a eu de cesse de me faire comprendre que la maîtrise de la langue, au-delà des études, représente la première des armes capables de faire changer la réalité

Libnanews : Selon vous qu’est-ce que la liberté dans l’écriture ?

P M : C’est de ne pas se mettre de limite de forme d’expression et de laisser filer sa plume. Pour moi, l’écriture est charnelle, elle doit être le moins circonscrite possible pour laisser libre cours à son véritable rôle: celui de l’expression directe, sans faux-semblant.


À propos de l’Auteur

Autour de trois grandes thématiques qui constituent l’épine dorsale de ses réflexions et questionnements sur la Vie – « Etre », « Aimer », « Penser » –, l’auteur de ce premier recueil explore les méandres et tréfonds de son existence, en réaction – parfois vive et brutale – à la découverte d’une réalité dont il est issu : le Moyen-Orient.

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