BDL : affrontement institutionnel sur les nominations entre Aoun, Salam et BerriBlocage au Conseil...
La lutte pour les nominations à la Banque du Liban révèle une confrontation politique intense entre Joseph Aoun, Nawaf Salam et Nabih Berri. Les désaccords portent sur les vice-gouverneurs et les équilibres communautaires, bloquant la gouvernance monétaire à un moment critique. Le maintien ou le remplacement de figures comme Wassim Mansouri polarise les institutions, tandis que les partenaires internationaux appellent à une solution rapide pour stabiliser l’économie.
Institutions paralysées : comment les rivalités communautaires plombent l’État libanais
Les récentes querelles autour des nominations judiciaires et financières révèlent l’ampleur de la paralysie institutionnelle au Liban. À travers les cas du juge Zahir Hamadeh ou de Tania Kellab, les rivalités communautaires s’exposent au grand jour. Entre démissions brandies comme menaces, nominations polémiques et absence de consensus sur l’économie, l’État libanais se disloque. Le système, censé garantir un équilibre, fonctionne désormais comme un mécanisme de blocage généralisé.
Tensions à Hadath : l’armée libanaise défiée, la trêve en sursis
Une opération de fouille menée par l’armée libanaise à Hadath, à la demande du comité de supervision de la trêve Israël-Hezbollah, a été interrompue par des frappes israéliennes. Ce nouvel incident met à mal le fragile équilibre sécuritaire au Liban sud et remet en cause la coopération militaire encadrée par la FINUL. L’armée libanaise, défiée sur son propre territoire, pourrait suspendre sa participation aux mécanismes conjoints, renforçant les tensions et l’incertitude régionale.
Liste noire de l’UE : les banques Libanaises de nouveau accusées d’opacité financière
Le Liban a été ajouté à la liste noire de l’Union européenne pour blanchiment d’argent, aux côtés de dix autres pays. Cette décision souligne l’échec des réformes financières promises depuis 2019. Elle aura des conséquences directes sur les banques, les entreprises et la réputation du pays à l’international. Tandis que d’autres pays sont sortis de cette liste grâce à leurs efforts, le Liban semble s’enfoncer dans l’inaction et le discrédit.
Les réserves de change de la Banque du Liban atteignent 11,1 milliards de dollars...
La Banque du Liban a annoncé que ses réserves de change liquides ont atteint 11,1 milliards de dollars à fin mai 2025, en hausse de 974,6 millions depuis janvier. La valorisation des réserves d’or dépasse les 30 milliards USD. Cette progression s’inscrit dans une stratégie de reconstitution des actifs extérieurs de l’institution centrale dans un contexte de crise prolongée, de dollarisation massive et de restructuration bancaire progressive.
Le Liban classé 60e mondial pour la taille de son économie informelle, représentant 20...
Le Liban se classe à la 60e place mondiale pour la taille de son économie informelle, qui représente 20 % du PIB selon l’index Friedrich Schneider. Cela équivaut à 3,32 milliards USD de production parallèle échappant à l’impôt. La dollarisation et l’effondrement fiscal accentuent cette informalité croissante. La Banque mondiale recommande des réformes pour intégrer ce secteur, essentiel pour rétablir une base fiscale viable et une gouvernance économique fonctionnelle.
Les recettes du tourisme au Liban tombent à leur plus bas niveau depuis 2021,...
Les recettes touristiques du Liban ont chuté de 16,3 % en 2024 pour atteindre 4,65 milliards USD, selon les données officielles de la Banque du Liban. Cette baisse marque leur plus faible niveau depuis 2021 et s'accompagne d'une forte diminution du solde net du tourisme. Le recul affecte directement les équilibres macroéconomiques du pays et met en évidence l'absence d'une politique de soutien efficace pour ce secteur stratégique.
Banques contre gouvernement : la menace des établissements bancaire de quitter le Liban
Face à la menace d’une décote sur les dépôts, les banques libanaises se tournent vers l’étranger. À Dubaï, Chypre ou Luxembourg, elles redéploient discrètement leurs activités, révélant un contrôle informel et asymétrique des capitaux. Cette fuite programmée échappe à toute régulation de l’État, accentuant les inégalités d’accès aux services bancaires. En l’absence de transparence ou de cadre juridique, c’est toute la souveraineté économique du Liban qui se délite au profit d’intérêts transnationaux.
Opacité persistante : les banques libanaises refusent de publier leurs bilans consolidés
Depuis plusieurs années, les principales banques libanaises s’opposent systématiquement à la publication de leurs bilans consolidés, malgré les injonctions répétées de la Banque du Liban, du ministère des Finances et des institutions internationales. Cette absence de transparence empêche toute avancée sérieuse vers la restructuration du secteur bancaire, pourtant identifiée comme une condition sine qua non du redressement économique du Liban par le Fonds monétaire international.
Drones : le Hezbollah renforce sa production locale, Israël riposte
Le Hezbollah intensifie sa production locale de drones, s’inspirant de modèles utilisés en Ukraine pour gagner en autonomie tactique. Israël, qui dénonce une implication directe de l’Iran, a ciblé plusieurs sites supposés abriter des infrastructures de fabrication dans la banlieue sud de Beyrouth. Ce développement stratégique relance les inquiétudes sur l’évolution des affrontements dans la région et la vulnérabilité des systèmes de défense israéliens face à ces appareils discrets et difficilement détectables.
L’état incapable d’assumer ses promesses d’augmenter les salaires des fonctionnaires
Le Liban traverse une crise économique majeure aggravée par une politique fiscale d’urgence mise en place par le gouvernement de Nawaf Salam. Face à l’incapacité de financer les salaires publics, l’État augmente taxes et TVA, touchant les ménages déjà fragilisés. La dévaluation massive de la livre et l’absence de réformes structurelles accentuent les inégalités sociales, mettant en péril la stabilité institutionnelle, notamment à travers la colère croissante des militaires retraités et des fonctionnaires.
Le bras de fer diplomatique autour du mandat de la FINUL
À l’approche du renouvellement du mandat de la FINUL, un bras de fer diplomatique s’installe entre Washington, Paris et Beyrouth. Les États-Unis plaident pour une mission plus intrusive, tandis que la France défend le statu quo. Le Liban, pris en étau entre pressions extérieures et clivages internes, cherche à préserver sa souveraineté. Le sort de cette mission onusienne, essentielle à la stabilité du Sud, cristallise les tensions d’un pays en crise politique et sécuritaire.
Chute des recettes, explosion des dépenses : le déficit libanais dépasse 11 % au...
Le déficit budgétaire du Liban a atteint 11,2 % au premier trimestre 2025, selon un rapport interne du ministère des Finances. En cause : la baisse des recettes fiscales, l’augmentation des dépenses énergétiques et l’absence de réformes. Ce niveau dépasse largement les engagements pris avec le FMI, menaçant le versement d’une nouvelle tranche d’aides. Le gouvernement est sous pression pour adopter des lois fiscales et rétablir la transparence budgétaire.
Mandat de la FINUL : démentis américains, critiques israéliennes et négociations en coulisse
Alors que des rumeurs évoquaient un retrait de la FINUL, les États-Unis et les Nations unies ont formellement démenti. Le mandat de la mission onusienne reste au cœur de négociations diplomatiques complexes. Les critiques israéliennes, les pressions budgétaires et la coopération avec l’armée libanaise rythment le débat autour du renouvellement prévu en août. Sur le terrain, la mission fait face à des entraves et à une instabilité persistante le long de la Ligne bleue.





















