BDL et ministère de l’Économie : tensions ouvertes sur le contrôle des devises
La Banque du Liban et le ministère de l’Économie sont en désaccord croissant sur le contrôle des devises et la gestion des liquidités. Le gouverneur par intérim met en garde contre des risques systémiques, dénonçant l’absence de base légale à certaines décisions. Le ministère réclame plus de flexibilité pour les transferts, tandis que la BDL refuse toute libéralisation sans garanties. Cette tension institutionnelle pèse sur les négociations économiques en cours et sur la confiance monétaire.
Nawaf Salam annonce le désarmement partiel au Sud et défend une coopération internationale sans...
Le Premier ministre Nawaf Salam a annoncé le démantèlement de plus de 500 dépôts d’armes au Sud et le renforcement de la sécurité aux points d’entrée du pays. Il a défendu une ligne de coopération internationale sans alignement idéologique, tout en réaffirmant la souveraineté libanaise. Des initiatives ont été annoncées sur le retour des réfugiés syriens, la justice pour les déposants bancaires, et la reprise du dialogue diplomatique pour contenir les tensions frontalières.
Budget bloqué, Parlement déserté : l’État en panne
Le Liban s’enlise dans une crise institutionnelle : faute de quorum, le Parlement a de nouveau annulé la session sur le budget amendé. Boycott, opacité financière et blocage des réformes plongent le pays dans une impasse. Alors que le FMI attend des signaux clairs pour débloquer ses aides, l’inaction législative met en péril les équilibres économiques. Une léthargie parlementaire aux conséquences budgétaires lourdes.
Comment les habitants du Sud-Liban vivent l’incertitude autour de la FINUL
Dans les villages du Sud-Liban, l’incertitude sur le mandat de la FINUL provoque angoisse et inquiétude. Pour les habitants, la présence des casques bleus est plus qu’une mission de sécurité : elle structure la vie économique, sociale et logistique. Entre sentiment d’abandon par l’État et dépendance à l’aide étrangère, la population locale craint un vide sécuritaire et humain. Témoignages, récits et constats dressent le portrait d’une région en équilibre précaire.
FINUL sous tension : Paris et Washington en duel à Beyrouth
À l’approche d’un Conseil de sécurité crucial, la diplomatie s’active à Beyrouth. La visite simultanée de Jean-Yves Le Drian et Thomas Barrack incarne les tensions entre Paris, soucieuse de préserver la FINUL, et Washington, qui envisage un retrait. Le Liban, au cœur de ces tractations, tente de préserver son autonomie stratégique. Un duel diplomatique révélateur d’un multilatéralisme sous pression, à l’heure des choix cruciaux pour la stabilité au Sud.
Tourisme : coup d’arrêt brutal au démarrage saisonnier
Le secteur touristique libanais connaît un début de saison estivale morose. Hôtels, agences et prestataires font état d’un net recul des réservations, particulièrement dans les régions côtières et rurales. Les professionnels s’alarment d’une baisse de la demande liée à la conjoncture sécuritaire et économique. Malgré les alertes des syndicats, aucune stratégie nationale de relance n’a encore été déployée, laissant les acteurs du secteur face à une incertitude croissante.
FINUL, Hezbollah, souveraineté : les trois refus d’un président en guerre diplomatique
Sous pression croissante des puissances étrangères, la présidence libanaise adopte une ligne de fermeté inédite. Joseph Aoun fixe trois refus catégoriques touchant au mandat de la FINUL, aux redéploiements imposés et aux injonctions extérieures sur le Hezbollah. Ce positionnement marque un tournant dans la diplomatie libanaise, refusant toute déstabilisation du Sud sous prétexte de réforme stratégique. À Baabda, la souveraineté nationale est désormais non négociable.
FINUL, pressions croisées et fracture libanaise : entre jeu diplomatique, insécurité et déni institutionnel
La pression diplomatique et militaire autour du mandat de la FINUL révèle les fractures politiques et stratégiques du Liban. Entre tensions avec Israël, clivages internes sur le rôle du Hezbollah et dépendance à la sécurité internationale, la mission onusienne est plus que jamais au cœur des équilibres régionaux. Alors que la population du Sud craint un vide sécuritaire, les négociations à l’ONU illustrent les limites du multilatéralisme dans un pays en crise de souveraineté.
Le Liban perd un million de cartes bancaires en quatre ans, signe d’une débancarisation...
Le nombre de cartes bancaires au Liban a chuté de 2,8 à 1,8 million entre 2020 et 2024. Cette baisse de 36 % reflète une débancarisation rapide dans un contexte de crise financière, de perte de confiance dans les banques et de retrait des infrastructures de paiement. La chute concerne toutes les catégories de cartes. Ce phénomène affaiblit la capacité de l’État à collecter des recettes, contrôler l’activité économique et maintenir un minimum de structure financière nationale.
Pollution marine au Liban : les zones à risque sous le regard du congrès...
La Journée mondiale des océans 2025 met en lumière les zones côtières à risque du Liban, où les décharges de Bourj Hammoud et Jdeideh menacent la Méditerranée. Entre héritage phénicien et pollution industrielle, la mer libanaise est au cœur de débats mondiaux, notamment au congrès de Nice. Face à l’inaction étatique, la société civile se mobilise pour protéger l’environnement marin et restaurer les écosystèmes fragilisés du littoral.
Israël intercepte un bateau humanitaire en route pour Gaza
Dans la nuit du 8 juin 2025, la marine israélienne a arraisonné le voilier Madleen à 31 milles nautiques de Gaza, stoppant sa mission humanitaire vers l’enclave sous blocus. Portant des militants comme Rima Hassan et Greta Thunberg, le navire transportait nourriture et médicaments. Condamnée comme une violation du droit maritime, l’opération ravive les tensions autour de la crise humanitaire à Gaza, où la famine menace 2,3 millions de personnes, selon l’ONU.
Le Hezbollah réagit aux frappes israéliennes en appelant à une mobilisation politique
Le Hezbollah a réagi aux dernières frappes israéliennes en publiant un bilan matériel et en appelant les forces politiques libanaises à des actions diplomatiques concrètes. Le député Ali Ammar a exhorté les partis à dépasser les simples condamnations verbales. En s’appuyant sur une posture non offensive, le Hezbollah cherche à repositionner sa légitimité dans le cadre institutionnel libanais tout en dénonçant les violations du cessez-le-feu. Une stratégie d’influence sans réponse militaire immédiate.
Guterres condamne les frappes sur Beyrouth au nom du droit humanitaire
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a dénoncé les frappes israéliennes sur la banlieue sud de Beyrouth comme des violations possibles du droit international humanitaire. Il a appelé à la protection des civils, à un accès humanitaire immédiat, et à la documentation des faits. Une déclaration mesurée mais ferme qui replace le droit au centre du débat, malgré les blocages diplomatiques du Conseil de sécurité.
Geagea appelle à un repositionnement de l’État face aux frappes israéliennes
Samir Geagea dénonce les frappes israéliennes sur Beyrouth comme un « scandale » et pointe l’inaction de l’État libanais face à la menace. Il appelle à l’intégration du Liban dans des équations diplomatiques claires et à une transformation de l’État pour écarter les risques de guerre. Il critique la complaisance envers le Hezbollah et plaide pour une aide conditionnée à une refondation institutionnelle. Un discours structuré sur la souveraineté et la sécurité.





















