Conférence en Suisse du MCLM

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Lors de la conférence Suisse du 12 septembre 2020, le Mouvement des Citoyens Libanais du Monde (MCLM) a souhaité invoquer les circonstances exceptionnelles et pénibles qui ont conduit à la révolution libanaise, dans le cadre de la corruption dans les plus hautes sphères du pouvoir qui constitue une menace intérieure pour la démocratie et pour le peuple libanais et afin de contraindre le pouvoir en place à prendre les mesures indispensables pour éradiquer la corruption, réactiver les Institutions publiques et reconstruire un véritable Etat de droit et de démocratie. Voici sa déclaration :

1- Le gel immédiat des comptes bancaires étrangers de nos hauts responsables et de leurs proches notamment en Suisse, en France, dans l’Union Européen et les Etats-Unis, dans l’attente d’une enquête transparente sur la disparition de milliards de dollars des caisses de l’Etat et en vue de la restitution des fonds publics pillés.

2- Application de la loi relative à l’enrichissement illicite.

3- Considérer les crimes de corruption organisée comme un crime contre l’humanité et tenir ces crimes pour responsables et punis devant les tribunaux internationaux, conformément au droit pénal international.

4- La démission de toute la classe politique défaillante et corrompue.
5- La formation d’un gouvernement professionnel, indépendant des partis au pouvoir, avec une délégation du pouvoir législatif.
6- Une réforme électorale et l’organisation d’élections législatives, démocratiques et transparentes, sous contrôle international, en application de l’article 22 de la Constitution.
7- Le lancement d’un programme de réforme institutionnelle renforçant la séparation des pouvoirs et l’indépendance des juges.
8- Adopter la neutralité de la politique étrangère et mettre en œuvre toutes les résolutions internationales relatives au Liban émises par le Conseil de sécurité des Nations Unies.
9- Mettre en place un tribunal pénal pour juger les responsables de crimes contre l’humanité commis à Beyrouth, ainsi que les responsables de crimes financiers.

De même, les orateurs se sont mis d’accord qu’une sortie de crise ne saurait se concrétiser avec des ingérences extérieures à répétition. Ils ont alors demandé par conséquent l’application du chapitre VII de la Charte des Nations Unies et préconisons les mesures suivantes :

1- Le strict respect des résolutions onusiennes et des accords de Taëf, notamment des dispositions concernant le désarmement des milices, et le retour à la souveraineté étatique sur l’ensemble du territoire libanais.
2- L’extension du mandat de la FINUL à toutes les frontières du Liban, terrestres, maritimes et aériennes.

Mouvement des citoyens libanais du monde MCLM -Elian Sarkis

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Jinane Chaker-Sultani Milelli est une éditrice et auteur franco-libanaise. Née à Beyrouth, Jinane Chaker-Sultani Milelli a fait ses études supérieures en France. Sociologue de formation [pédagogie et sciences de l’éducation] et titulaire d’un doctorat PHD [janvier 1990], en Anthropologie, Ethnologie politique et Sciences des Religions, elle s’oriente vers le management stratégique des ressources humaines [diplôme d’ingénieur et doctorat 3e cycle en 1994] puis s’affirme dans la méthodologie de prise de décision en management par construction de projet [1998].