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Hassan Fakih, président par intérim de la CGTL a estimé, dans un communiqué, que le Liban est entré dans une phase où la majorité de la population aura a souffrir de la famine.

Seuls n’auraient pas à souffrir les personnes qui appartiennent à l’Association des propriétaires de banques ou encore les agences exclusives, “la catégorie d’1 % de la population qui possède le pays et qui contrôle les fonctionnaires”, estime le responsable syndical.

“Au moins la moitié des Libanais est entré dans la phase de famine réelle en raison de l’instabilité des prix, de l’absence de contrôle officiel et de l’absence de recours sérieux. La moitié restante est inévitablement sur la même voie si cette situation continue. “

Citant un article du journal Al Akhbar en date du 18 mai, titré “Salaire minimum = une semaine de nourriture”, il indique que le prix des denrées alimentaires se base sur une parité de 3500 LL/USD. Les prix auraient ainsi doublé y compris par rapport à de nombreux pays occidentaux.

Hassan Fakih accuse notamment l’Association des banques et leurs propriétaires de détenir illégalement des dizaines de milliards de dollars en dehors de tout cadre légal avant d’appeler l’état à démanteler les monopoles notamment dans le domaine alimentaire et les biens de consommation, monopoles qui gagnent des milliards de dollars, ou encore à mettre en place des mesures pour contrôler la tarification de l’essence, des médicaments et de la farine.

Le syndicaliste reconnait cependant, que le Ministère de l’économie fait face à des difficultés. Il appelle les inspecteurs à perquisitionner les dépôts des importateurs, “pleins de tous les produits, et importées à des prix antérieurs à l’événement et aux épidémies” et aujourd’hui revendus au taux de parité de 4 200 LL/USD.

Abordant la hausse du chômage et le cas de la mise en faillite de la société de la Cimenterie Nationale, dont les 1500 employés sont désormais sans travail, il invite le gouvernement à lire une étude prévoyant une hausse du taux de chômage à 65% de la population active d’ici la fin de l’année. Il appelle les autorités libanaises à mettre en place des solutions radicales et définitives à cette mise en faillite pour empêcher sa fermeture définitive, via une commission interministérielle formée par le ministère du Travail de la Santé, de l’industrie, de l’économie et de l’environnement auxquels devraient se joindre des représentants syndicaux et du patronat.

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