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Les responsables de la Sécurité Sociale appellent au versement immédiat de 4 000 milliards de livres libanaises pour éviter une catastrophe sociale d’une ampleur jamais connue au Liban, indique une dépêche de l’ANI.

Mohammed Karaké indique que plus de 1.6 millions de personnes pourraient ainsi ne plus bénéficier de couverture médicale si la dette publique n’est pas payée d’ici la fin de l’année, empêchant l’organisme de payer à son tour, les factures dûes aux hôpitaux, médecins, et personnel médical.

Pour rappel, les hôpitaux libanais souffrent de retards de paiement fréquents des organismes publics alors que la dette vis-à-vis d’eux atteindraient jusqu’à 1.3 milliards de dollars au taux de 1507 LL/USD, indiquent les organismes les représentant. Certaines factures remonteraient à plusieurs années, réglées avec des dégrèvements allant jusqu’à 50% de la somme initiale, sous forme de bons du trésor et non cash.

La situation des hôpitaux ne s’est guère améliorée en raison de la crise économique et de la détérioration de la parité de la Livre Libanaise face au dollar ainsi que des mesures prises par la Banque du Liban pour limiter la masse monétaire. Par ailleurs, la crise sanitaire induite par le coronavirus continue à mettre la pression sur le système hospitalier.

Si la Banque du Liban subventionne l’achat de produits de première nécessité comme les médicaments, ses réserves monétaires disponibles sont en train de s’épuiser. Certains des responsables de la banque centrale ont ainsi idniqué sous couvert de l’anonymat que ce programme devrait s’achever d’ici 1 mois faisant craindre une interruption des services médicaux pour les personnes les plus vulnérables financièrement parlant.

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