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Il y a ceux qui sont partis et ceux qui restent.
Ceux qui ont payé de leur vie et ceux qui ont vécu un crash-test.

Des soucoupes d’intra-terrestres, surnommés les Covid-19, ont pris la planète d’assaut.

L’intelligentsia mondialiste, d’habitude enthousiaste, est tétanisée par une crise de conscience, mondialisée.

Qu’avons-nous fait en voulant tout faire ? 
Combien avons-nous perdu en voulant tout rafler ?
Que vaut notre apparence si nous sommes enfermés ? 
Que vaut notre argent si nous ne pouvons plus respirer ?

Que m’apportaient les lointains voyages, alors que je ne voyais plus pousser, les marguerites et les feuillages, au fond de mon jardinet ?

Que faisais-je de plus avec les deniers épargnés, grâce à une commande Amazon prime, provenant d’un continent exploité ?

Pourquoi je n’entendais plus les silences ? 
Pourquoi je ne savais plus me retourner ? 
Pourquoi mon cœur ne souhaitait plus la bonne chance, en même temps que mes lèvres l’énonçaient ?

À quoi me servaient les deadlines et les conférences animées, quand mes enfants avaient juste besoin de me voir et de pouvoir m’embrasser ?

À quoi servaient les innombrables marchandises que je consommais, comme un bovin ruminant ou un travailleur forcé ?

Dois-je partir si loin pour autoriser mon esprit à vagabonder ? 
Que sais-je de mes voisins ? Quels paysages m’ont-ils gardés ?

Je ne savais plus prendre le temps, c’était lui qui me prenait. 
Je ne savais plus rester en plan, car les plans effrénés, dictaient mon emploi du temps, me tiraient par le bout du nez.

Et voilà que l’instant, suspendu par une calamité, ressuscite le bon sens que j’avais enterré.

Et voilà que l’instant, si savamment gaspillé, redevient un présent au seuil de l’éternité…

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