Est-Ouest est un film magnifique et poignant de Régis Wargnier, qui n’est pas sans rappeler ce qui nous attend bientôt au Liban. Cette similitude s’est imposée à moi à l’heure où le pays s’apprête à emprunter des chemins de traverse et à effectuer, sous la menace des armes (“iranie” du sort), un virage à 180 degrés vers l’Est. Cet Est que l’on présente comme étant un modèle économique idéal mis en place par un régime libéral, démocratique, riche de son uranium et qui a de surcroît des velléités nucléaires !

Flashback sur le synopsis dudit film : en juin 1946, Staline offre l’amnistie aux Russes émigrés à l’Ouest et la possibilité de reconstruire le pays. Alexei Golovine, immigré en France, répond à cet appel et décide de rejoindre avec son épouse française et son fils sa terre natale. Dès leur arrivée à Odessa, ils font face à une terrible réalité. Beaucoup de leurs compagnons sont exécutés ou déportés. Alexei et sa famille n’ont leur vie sauve que parce que les autorités ont compris le parti qu’elles pouvaient tirer de ce jeune médecin.

Tandis qu’Alexeï semble s’accommoder de sa nouvelle vie en URSS, sa femme, elle, n’aura de cesse de lutter pour revenir en France, même si elle paiera très cher le prix de sa liberté.

Tel sera le triste sort de l’ensemble des Libanais (toutes tendances politiques et existentielles confondues) si on les précipite du côté de cette prison perse, ruinée et aux abois, qui est prête à vendre son fuel (en LL) à perte pour avoir de quoi survivre, du moment que la ristourne lui sera faite en USD grâce aux tours de passe-passe auxquels se livrent les changeurs inféodés à la milice pro-iranienne. Par ce biais inespéré, l’Iran contournera les sanctions US qui vont s’alourdir davantage avec la loi César…

Élémentaire pour tout(e) novice en économie (et en calcul)  !

Il est hors de question de faire office d’asticots pendus à l’hameçon de la milice pro-iranienne qui décide du sort des Libanais sans jamais les consulter ; qui les affame pour mieux les assujettir ; qui a déclassé le Liban et l’a placé sur la liste noire des pays occidentaux comme étant un «  pays terroriste  », et la liste est aussi longue qu’un jour sans pain (sic)  !

Pourtant, il y a au moins plus de deux millions d’entre eux qui inspirent et expirent exclusivement l’oxygène occidental, qui sont tendus vers lui, qui vibrent avec lui, qui parlent sa langue, qui se nourrissent de sa culture et qui refusent l’asphyxie qui leur est imposée.

Alors non, mille fois non, rejetons/refusons/vomissons les desseins déviants (vers l’Est) que l’on fomente pour ce pays de miel et d’encens. D’autant plus qu’il est devenu évident que tous les protagonistes au pouvoir, kellon ya3ni kellon, se sont moqués du peuple, l’ont trahi, lui ont menti et que l’heure des comptes devrait bientôt sonner pour ceux qui affichent leur indécente et arrogante suprématie. Comptes qu’ils devront se résoudre à rendre au peuple libanais pillé par leurs (mauvais) soins, avec en prime des intérêts payés en USD.

Quant à la livre libanaise, n’en parlons pas. Elle a été transformée en serpillière, avec la complicité des banques, pour grossir les poches des requins avides qui ne sont jamais rassasiés ; ceux-là mêmes qui s’apprêtent à vendre le Liban (et son or), au sens propre comme au sens figuré, pour s’enrichir encore sur le dos d’un pays moribond, dont les fils se suicident par désespoir, trouvant dans la mort le seul refuge qui les soulagerait de leur insoutenable terreur devant le spectre de la famine qui se fait prégnant.

La lutte a déjà commencé, la révolution est en marche et rien ne l’arrêtera. Elle défendra le droit à la vie, à la liberté, à la protection de ses appartenances, quelles qu’elles soient. Elle récupérera une dignité bafouée par des mains immondes. Cette revanche aura un avant-goût du Jugement dernier. Le ventre fécond de la terre nourrie par des larmes de sang s’ouvrira pour aspirer les coupables, les uns après les autres, et les envoyer directement en enfer, dans ce lieu même qui est leur environnement naturel et qui leur servira de sépulture jusqu’à la fin des temps.

P.S. : Ave Caesar morituri te salutant  !

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