La terrible tragédie de certaines personnalités politiques consiste à vouloir clamer encore le leitmotiv des intentions « avisées » pour « dialoguer ». Serviront-elles à récupérer un regard différent du citoyen épuisé et écoeuré ou la critique péjorative et acerbe? Les besoins de la nation indiquent de pallier maintenant aux extrêmes urgences quand des assassins tuent nos militaires sur notre sol! On reparle des dispositions pour des rencontres possibles à 2 ou à plusieurs entre des représentants de pôles opposés. Cela implique dans la pure tradition libanaise une phase indéfinie consacrée aux intentions ambiguës. EIle s’annonce déjà, armée des contextes propices, des accords agréés entre les diverses tendances partisanes pour éviter les mots qui fâchent et les paroles qui blessent localement et internationalement.

Cela aboutit souvent devant les caméras, aux sourires brefs quand on n’est pas d’accord et à d’autres plus larges si une décision commune émerge pour consacrer l’évènement majeur: Celui d’avoir enfin décidé ensemble! Cependant, les méfaits dramatiques actuels, le vide présidentiel et la corruption galopante dénoncée au gré des convenances imposent un état d’urgence national! Il doit être servi inconditionnellement par des réunions continues à tous les niveaux hiérarchiques, civils et religieux, pour déboucher sur des comportements qui consacrent le ton des volontés par des actions.

Ainsi, tout responsable respectueux de sa fonction nationale agirait  bien au delà de la considération des sensibilités, des susceptibilités, des égos jalousement préservés et des humeurs cachées pour ne déverser que le meilleur des valeurs humaines et citoyennes. Il transcendrait tout protocole afin de présenter au Liban ce qui fonctionne vraiment pour nous tous. Le public apprécierait sûrement chaque face à face pour sa transparente bienveillance!

Joe Acoury.