Dans la thématique du western classique, la trame principale se joue sur les accents de bravoure, du fort vis à vis du faible. Le Good one d’un côté va dégainer le colt avant le Bad guy. L’Amérique va ainsi insuffler au monde un bel idéalisme au service du droit au dessus de tout et d’une justice respectée. De grands cinéastes et de célèbres acteurs vont incarner à travers des mises en scènes fabuleuses et poignantes, le message libérateur du drapeau étoilé. Celui qui couve fièrement la défense des plus démunis. La mémoire de millions de spectateurs va s’imprégner du shérif qui use du mot sans lâcher le geste pour dissuader la corruption. Le grande qualité artistique  marquera la signature de ces princes du grand écran; John Wayn, James Stewart,  Gary Cooper … De la première projection publique jusqu’à nos jours, un vieux cinéphile, Raoul, va persister à voir, revoir et écouter ces scènes de héros qui tranchent la juste position.  Son domaine est un château fort. Des tapisseries de justiciers exposent les poursuites de truands célèbres aux pas d’une cavalerie Yankee sur un carrelage en briques.

Que de précieuses séquences il va revivre, sans plus écouter un ordre mondial si décevant!  Il optera de se munir de la sécurité des souvenirs à la place des inhumanités actuelles. « Le cavalier solitaire mais confiant, serait plus crédible au bon citoyen de nos jours que tant de bruyantes dispositions de l’Oncle Sam à faire attendre, par l’inaction stérile ou au mieux la destruction à distance. » Cet homme fait partie de ces citoyens d’un monde privilégié qui choisiront de ne plus vouloir reconnaître le modèle « ideal » Républicain que d’une seule façon: En emprisonnant dans une salle ses plus belles dimensions; de forme et de fond, à travers le regard cinématographique d’une magnifique illusion! Une fois ses yeux fermés, on comprendra: L’ordre mondial de Mr Raoul s’illumine ailleurs.

Joe Acoury.