Avec Facebook et whats up, les événements en Palestine et au Moyen Orient en particulier, prennent un tournant médiatique fort particulier et pénétrant. Les faits sont pris à toutes les distances, sur le vif. L’interdit va dévoiler des vérités longtemps cachées ou à peine voilées. L’instantané du portable va capter ce qui bouge ou pas, ce qu’on voudrait et ce que d’autres refuseraient. Le meilleur comme le pire seront transmis; une déclaration insolite ou improvisée à une conférence de presse planifiée..l’info va devenir une propriété privée: Celle réservée d’abord au regard de chacun pour soi. Le choix de traduire une cause personnelle ou commune au grand public, va permettre l’usure nécessaire des images.

Elles frappent parfois très fort afin de transmettre un contexte statique ou dynamique;  silencieux, sonore ou parlé. En confirmant la cible choisie, l’individu méconnu des reporters va installer néanmoins un reportage unique: Le vivant, malgré une touche non professionnelle sur un rectangle dans la paume de millions de mains. Par sa présence sur les lieux des crimes scandaleux, les scènes deviennent le témoignage direct de quelqu’un qui réveille des consciences souvent soumises quotidiennement à la médiatisation calibrée et mesurée minutieusement aux intérêts politiques de réseaux, de stations, de chaînes et de nations étrangères. Par les élans d’amateurs, observateurs des multiples vécus sur le terrain de la fausse guerre israélienne sur Gaza, les populations du globe terrestre devront choisir entre considérer ou dénier, prendre au sérieux ou négliger et finalement, agir ou se taire. Dans les deux sens, l’empreinte visuelle marque la mémoire affective qu’aucune décision délibérée ne peut effacer. Dans le meilleur des sens, les palestiniens et les fils du Judaïsme l’on dit. Ils n’ont pas besoin de l’État des sionistes pour vivre en paix ensemble. A Gaza, les bombes et les masques tombent.

Joe Acoury.