Un juge en charge de l’application des peines à Beyrouth aurait renoncé à une demande de saisie de biens des députés Ali Hassan Khalil et Ghazi Zoaiter pour un montant de 100 milliards de livres libanaise dans le cadre de l’affaire de l’explosion du Port de Beyrouth.

Les 2 hommes avaient précédemment dénoncé cette demande, estimant qu’il s’agit “d’une violation d’un certain nombre de concepts juridiques, dont le plus important est que la sanction rationalise les droits”, par un communiqué publié ce mercredi 10 août.

Cette saisie avait été pourtant demandée par le Bureau du Procureur de l’Ordre des Avocats au nom des familles des victimes de l’explosion du port pour l’abus de leur droit de défense, de poursuite et d’entrave à la justice, les deux hommes refusant de venir témoigner dans le cadre de l’enquête menée par le juge d’instruction Tarek Bitar en charge de l’enquête portant sur l’explosion de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium, le 4 août 2020. Cette explosion avait causé la mort de plus de 240 personnes et fait plus de 6000 blessés, selon un bilan officieux.

Ali Hassan Khalil et Ghazi Zoaiter, deux proches du président de la chambre Nabih Berri estiment que cette demande de saisie fait partie “d’une campagne de diffamation menée pour des raisons politiques”.

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