La livre libanaise continue à s’apprécier face au dollar au marché noir.

Au marché noir, la parité de la livre face au dollar se retrouve au seuil des 8 000 LL/USD, à hauteur de 8 000 LL/USD à l’achat et de 8 500 LL/USD à la vente. Elle était à 9 500 LL/USD à l’achat et à 9 800 LL/USD à la vente un jour à peine, démontrant ainsi la volatilité du marché.

Cette information intervient sur fond de reprise de la possibilité de trouver des billets verts auprès des banques et non plus d’un retrait en équivalent en livre libanaise au taux de 3 850 LL/USD.

Certaines sources mettent en cause la Banque du Liban – dont un responsable – Mazen Hamdan, il y déjà 2 mois, avait été accusé de manipulation du cours de la Livre Libanaise – et l’Association des Banques du Liban d’être à l’origine de cet assèchement des dollars sur le marché, avec pour objectif de faire reculer, voire de faire tomber le gouvernement Hassan Diab, suite aux controverses portant sur le chiffrage des pertes du secteur financier et l’instauration d’une stratégie de wipe-out des actionnaires existants. Pour l’heure, la suspension des négociations avec le FMI dans l’attente d’une unification des chiffres des pertes financières et de la démission des 2 auteurs du plan de sauvetage de l’économie du Liban a renforcé les risques de voir la parité de la livre libanaise se dégrader rapidement.

Cependant suite à l’ouverture de négociations visant à remettre sur selle l’ancien Premier Ministre Saad Hariri, ces derniers auraient ainsi choisi de rouvrir les vannes, comparant la situation actuelle à l’arrivée de l’ancien Premier Ministre Rafic Hariri au pouvoir en 1993, sur fond déjà d’une dévaluation de facto de la livre à 3 000 LL/USD à l’époque.

Précédemment, seuls 3.7 millions de dollars étaient ainsi injectés par la Banque du Liban sur le marché, alors que la demande s’établissait à hauteur de 8 millions de dollars quotidiennement. Cette pénurie provoquée par un excès de demande par rapport à l’offre était le principal facteur amenant à l’augmentation de la parité.

Par ailleurs, certains importateurs de produits normalement subventionnés par la Banque du Liban selon le mécanisme défini par la circulaire 531 indiquaient que les banques refusaient elles-mêmes de leurs fournir les dollars nécessaires, les obligeant ainsi à recourir au marché noir pour la poursuite des importations.

À ce sujet, le gouvernement Hassan Diab a indiqué souhaiter déconnecter le pouvoir d’achat de la parité de la Livre Libanaise. On ignore cependant encore les mécanismes prévus par les autorités actuelles.

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