La dernière oeuvre de Nadine Labaky, Capharnaüm, a été nominée à la 91ème cérémonie des Oscars dans la catégorie des meilleurs films de langue étrangère, a-t-on appris ce mardi 22 janvier.

Le film passe ainsi la dernière étape et succède pour le Liban à « L’insulte » de Ziad Doueiri qui figurait sur les listes des Oscars en 2018. Pour 2 années consécutives, le cinéma porte haut les couleurs du Pays des Cèdres.

Film dramatique libanais écrit et réalisé par Nadine Labaki et sorti en 2018, Capharnaüm avait déjà figuré dans plusieurs festival internationaux dont le Festival de Cannes en 2018. Il y a été trois fois primé, avec les prix du jury, du jury œcuménique et du prix de la citoyenneté.

La 91ème cérémonie des Oscars aura lieu le dimange 24 février à 17 heures locales.

Capharnaüm fera face aux films, Cold War, réalisé par Pawel Pawlikowski avec Joanna Kulig, Tomasz Kot, Never Look Away, réalisé par Florian Henckel von Donnersmarck avec Tom Schilling, Sebastian Koch, Roma, réalisé par Alfonso Cuarón avec Yalitza Aparicio, Marina de Tavira, et Shoplifters,  film japonais réalisé par Hirokazu Kore-eda.

Un film qui raconte la misère des enfants de réfugiés

Il s’agit d’une œuvre qui traite notamment de l’enfance maltraitée et des autres injustices sociales dont les sans-papiers où la pauvreté des bidonvilles de Beyrouth, telles qu’on peut l’apercevoir dans notre quotidien et dont on se cache. Nadine Labaki devoile ainsi un peu les misérables modernes de nos villes au travers de Zaim qui vit d’expédients dans un quartier misérable de Beyrouth avec sa famille.
Il intentera un procès contre ses parents qu’il met en cause pour l’avoir fait naitre après avoir vu sa jeune sœur de 11 ans être vendue à un adulte pour mourir ensuite d’une fausse couche.

Au cours d’une fugue, il rencontre Rahil, une immigrée éthiopienne sans papiers et son bébé Yonas ; en l’absence de Rahil, mise en prison, le pré-adolescent s’occupera comme un frère du tout jeune Éthiopien qui, autrement, serait mort de faim.

Nadine Labaki signe ainsi un beau succès dans sa carrière, elle qu’on a beaucoup déjà apprécié devant les caméras avec l’inoubliable « Et maintenant où on va » en 2011 qui traitait des risques d’un retour à la guerre ou « Caramel », dont le sujet était plus social en abordant différents thèmes dont le sexe prémarital ou le mariage au Liban.

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