Messagère de l’amour sur terre,

Que Dieu, au Paradis, lui réserve un Parterre…

Mes condoléances les plus sincères à Monsieur le Président et sa famille …

Cher Président,

J’ai pris l’habitude de vous écrire et vous aviez l’habitude de me lire. Mais cette fois-ci, le sujet est plus personnel.

Vous l’homme public, l’homme d’Etat, le Président, le Général, mais aussi l’homme et le fils tout simplement.

A travers distance, je vous envoie mes condoléances, comme pour une bonne partie des libanais de la diaspora. Aux noms de ces milliers éparpillés dans le monde,  je vous fais part de nos condoléances et de notre soutien en ces jours de deuil.

L’annonce du décès de votre mère me parvint mardi dans la nuit, alors que j’étais en plein concert, dans une ambiance où trois ténors italiens chantaient leur gloire. Aux moments où leurs voix en union faisaient vibrer le plus profond de nos sentiments, un message m’annonça le voyage  vers l’autre monde de votre tendre mère… Un message qui fut comme un arrêt sur image, l’image que j’avais vu de vous deux l’un aux côtés de l’autre…

Nul ne peut rester indifférent au décès d’une mère… de la « Première mère ». Et  que l’on me permette l’usage ici à titre exceptionnel  de « la première mère » (on dit bien « première dame », un titre d’usage qui nous est parvenu des USA).

Qui ne se sent pas touché par le décès d’une mère ?  Ce triste adieu qui s’impose au moment où l’on n’est pas prêt à accepter la séparation… D’ailleurs, nous ne serons jamais prêts à l’idée de faire l’adieu à un être si tendre et bien aimé.

Le décès de votre mère, rappelle à chacun d’entre nous, qui a vécu cette perte, le dur moment où l’adulte en nous se trouve pour la première fois confronté à sa solitude face au chagrin, il est seul pour la première fois  à pleurer sa maman. Elle symbole de joie, de transmission, de vie…

Tout l’amour du  monde, ne console pas le départ ou l’absence d’une mère. Parler d’elle à l’imparfait alors qu’elle était parfaite. Parler d’elle au passé alors qu’elle est le présent et ce que l’on est au quotidien…

Le décès d’une mère raisonne comme un tonnerre. 

Elle qui nous enseigna à travers la complicité ce que c’est la maturité. Comment vivre ou s’habituer à l’idée de ne plus la revoir… Elle qui fut notre maître dans l’apprentissage des sentiments et l’exercice du don infini.

Dire « elle était » et non pas « elle est » est un exercice auquel on devrait tous s’y habituer… Et seul le temps en sera capable.

Oui ! Le décès d’une mère raisonne comme un tonnerre.

Dur moment où le jeu du langage bascule entre présent et passé. Dur instant où le réel devient souvenir.

Le décès d’une mère est sacré car c’est l’instant où elle nous transmet le dernier de ses messages : Nous remettre le flambeau de la vie, la poursuite, la continuité… Sacré message à l’enfant en nous qui doit accepter ce rite de passage. Elle y veillera encore de là ou elle est.

Que son âme repose en paix !

Une étoile est née (mardi 9 décembre) dans le ciel de la nuit, elle brillera.

Il suffit d’y croire même si on a les cheveux gris.

Mes condoléances les plus sincères, Monsieur le Président à vous et à votre famille.

Jinane Chaker-Sultani Milelli

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1 COMMENTAIRE

  1. Impossible de ne pas être touchée par la simplicité et la beauté de ton texte Jinane.
    Tes mots m’ont touchée, émue aux larmes.
    A mon tour j’adresse à Monsieur le Président et sa famille mes plus sincères condoléances:
    “Nous avions pour votre mère une très grande estime et partageons avec vous votre peine en ce moment de deuil”.

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