L’association des commerçants du Kesrouan s’est déplacée auprès du président de la république, le général Michel Aoun, pour lui faire part de ses propositions visant à relancer l’activité économique du Liban, un pays impacté par une crise d’une ampleur inédite.

Déplorant l’état de crise actuelle, encore aggravée par les mesures prises pour contenir une possible épidémie de coronavirus COVID19, l’association estime que que le Pays des Cèdres se trouve au centre de l’oeil du cyclone et subit ainsi les conséquence de l’effondrement.

Les commerçants craignent à la fois de perdre leurs dépôts bancaires et l’arrêt économique actuel. Les banques ont mis fin aux facilités de paiement et aux prêts, rappellent-ils, ce qui les amènent à l’impossibilité d’acheter des produits tant sur le plan domestique que sur les marchés internationaux.

Les usines libanaises ont également cessé toute production, rappelle l’organisation en raison de la perte de matières premières et la détérioration de la valeur de la livre libanaise face au dollar a encore aggravé les choses.

Cette cessation de toute activité commerciale entraine des faillites en cascade ou encore la hausse du taux de chômage.

Face à la crise, l’association des commerçants du Kesrouan a suggéré un plan en 6 points, parmi lesquels:

  1. la fermeture de tous les points de passages illégaux pour améliorer les finances de l’état. Un délai de 6 mois à 1 an serait accordé aux commerçants ayant passé des marchandises en contrebande pour régulariser leurs situations.
  2. À titre exceptionnel, permettre une tarification des marchandises en dollar ou en Euro pour les marchandises importées ou stabiliser la parité de la livre libanaise face au dollar à hauteur de 3 000 LL/USD. Les prix des marchandises subventionnées comme les matières alimentaires resteront en livre libanaise.
  3. Mettre en place un système de quotas pour les importations et réduire le volume de ces dernières afin de réduire également la balance commerciale du Liban.
  4. Demander des délais aux banques pour le paiement des prêts et des cotisations et cela conformément à la circulaire BDL n ° 552, qui prévoit de fournir aux commerçants des facilités réduites afin de faciliter le paiement des salaires, traitements et loyers.
  5. L’exemption de toutes les taxes et redevances depuis l’épidémie du coronavirus jusqu’à la fin de l’année ainsi que l’annulation des amendes.
  6. Face à l’effondrement de la valeur de la Livre Libanaise, l’absence de confiance dans le système financier, ou encore les négociations qui trainent avec le Fonds Monétaire International, il s’agit également, rappelle l’Association, de mettre un terme à la corruption qui ravage les administrations publiques, à réformer le secteur de production d’électricité publique et à récupérer les fonds détournés.

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