Vallée de Bisri Chouf Liban

Des groupes venant de Beyrouth, du Kesrouan, du Chouf, du Nord et du Sud, se sont réunis aujourd’hui devant l’entrée de la Vallée de Bisri afin de manifester de leur solidarité envers ce marqueur historique, culturel et naturel que le pays risque de perdre à cause d’un projet de barrage. Ils ont réussi à franchir la barrière sécuritaire mise en place afin d’empêcher les citoyens d’entrer dans le périmètre de la vallée menacée dernièrement par un abattage des arbres annonçant le début des travaux du barrage.

Les manifestants à l’entrée de la Vallée de Bisri. Photo retrouvée sur Facebook

Depuis le début de la révolution du 17 octobre, les défenseurs de la Vallée de Bisri au Chouf ont été présents parmi les manifestants à Beyrouth, réclamant la protection de cette vallée historique et sainte menacée par un projet de barrage dont les conséquences s’avèrent catastrophiques tant sur le plan écologique qu’historique, culturel, sanitaire, agricole et social.

Pour rappel, le barrage de Bisri vise à alimenter en eau une grande partie de la capitale Beyrouth. Ce projet, d’un montant d’un milliard de dollars dont une partie est financée par la Banque Mondiale, fait cependant l’objet d’une vive polémique quant à son utilité réelle et à son emplacement. La vallée de Bisri est en effet l’une des dernières vallées vierges de toute construction anarchique, riche en sites historiques dont certains remontent aux époques phéniciennes et romaines.

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