Certaines sources indiquent que la Banque du Liban a mis en garde des banques libanaises accordant de très forts taux d’intérêts selon les sommes et la maturité des dépôts.

Cette mesure qualifiée d’irrationnelle par la banque du Liban vise à attirer plus de dépôt en livre libanaise alors que certaines rumeurs font état d’une possible dévaluation de la devise locale face au dollars.
La Banque du Liban estime que les taux accordés – situés entre 10% à 12% – pourrait nuire à La profitabilité des établissements bancaires de catégorie Alpha et également à la compétition avec des établissements financiers plus petits.

En cause notamment, les risques auxquels fait face l’économie libanaise: augmentation des déficits budgétaires et des taux de chômage, diminution du cash-flow en provenance de la diaspora, aggravation de la balance commerciale, et aggravation de la situation économique générale en l’absence de croissance.

En raison de l’achat important de bons du Trésor par les banques libanaises au cours de ces dernières années, ces dernières sont en effet très largement exposées aux risques, alors que l’absence de la constitution d’un prochain gouvernement reporte également le calendrier des réformes nécessaires pour la réactivation des différents secteurs constituant l’économie libanaise.

Ainsi, leurs profits sont largement impactés par la situation actuelle. Certaines sources estiment en effet que les profits des banques de catégorie alfa sont estimés 1,7 milliards de dollars pour les neuf premiers mois de 2018 soit une baisse de 13,8% par rapport à la même période de 2017. Certains établissements auraient même vu leurs profits plonger de 40% à 50% en une seule année.

Cette importante hausse des taux d’intérêt sur les dépôts libellés en livre libanaise nuirait également, notent les spécialistes, aux prêts dont devraient normalement bénéficier les commerçants et industriels libanais mis en difficultés, aggravant encore plus la situation économique.
Cependant, cette hausse des taux d’intérêt aggrave également les déficits publics, alors que l’état devrait emprunter en 2019, 7.3 milliards de dollars alors que les taux d’intérêts sur les bons du trésors sont également en augmentation, passant de 7.5% en 2018 à 10.5% en ce début d’année 2019.

Cette information intervient alors que le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, a estimé la semaine dernière « difficile mais pas impossible » la défense de la Livre Libanaise face à une possible dévaluation, des propos interprétés comme les premiers faisaient état de tels risques par les autorités monétaires.

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