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Après une journée d’hier marquée par le blocage de certaines routes, au Nord du Liban, à l’entrée de Tripoli, au niveau de l’autoroute de Jounieh, ou encore de Nahr Mott à l’entrée de Beyrouth, blocage par des véhicules dont les propriétaires entendaient protester contre la pénurie d’essence, la situation s’est quelque peu normalisée sur les routes libanaises avec l’annonce de la suspension de la grève des stations essence qui avait débuté ce jeudi.

Cette suspension intervient, selon le syndicat des pompistes, pour accorder, à la Ministre de l’Energie et des Ressources Hydrauliques, le temps nécessaire pour trouver une sortie de crise à la pénurie du dollar les concernant. Cependant, elle pourrait reprendre dès ce lundi, le cas échéant.

Les propriétaires des stations essence avaient déclaré une grève générale illimitée en raison de l’échec des autorités actuelles à leur fournir des dollars au taux officiel de 1 511 LL/USD. Ils doivent en effet recourir au service de changeurs, à des taux plus élevés, atteignant parfois même 2 200 LL/USD en dépit de la parution de la circulaire 530 de la Banque du Liban (BDL) réservant une partie de ses réserves monétaires à l’achat sur les marchés internationaux d’hydrocarbure, de blé ou encore de médicaments.

Il ne s’agit pas de la première fois que le syndicat des propriétaires des stations essence entame un mouvement de grève. Déjà à plusieurs reprises, des journées d’action ont été organisés durant l’été pour les mêmes raisons, alors que le Liban commencer à connaitre des difficultés d’approvisionnement en devises étrangères.

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