Liban: March contre la censure

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Beyrouth, le 6-8-2012
MARCH a mis en place une conférence le 1er Aout 2012 à l’Hotel Gabriel sous le titre de « La censure au Liban : sous des apparences de liberté » (Censorship in Lebanon : an Uncensored Look), faisant partie intégrante de son initiative F.R.E.E. (Freedom and Right of Expression Events) pour la protection du droit à la liberté d’expression.

Léa Baroudi, présidente de l’ONG, lance le débat en introduisant MARCH comme étant un mouvement de sensibilisation pour susciter l’intérêt des jeunes libanais, notamment celui des étudiants autour du droit à la liberté d’expression afin de promouvoir la tolérance et l’acceptation des différences, ainsi que le thème de la censure plus précisément.

Cette conférence a été la suite d’un premier évènement, celui de la distribution du journal « F.R.E.E. » au sein des universités libanaises, couvrant tous les aspects de la censure, accompagnée d’un débat avec les étudiants autour de la liberté d’expression et la censure au Liban.

« Notre probleme avec la censure est la non transparence des autorités concernées ; nous ne savons ce qui est interdit au Liban, ils ne nous le disent pas », continue Léa Baroudi, sous l’écoute d’une audience attentive.

Le représentant de l’Association pour les Droits de l’Homme et le Droit Humanitaire, Jean-Pierre Katrib, modérateur de cette rencontre, rappelle quant à lui ce principe premier de la Charte des Droits de l’Homme, celui du « droit à la liberté d’expression garant des droits naturels ».

Enchaîne le Dr. Tarek Mitri qui affirme n’avoir pas été censeur quand il était encore Ministre de l’Information. André Cassas, président de la Commission pour la censure, quant à lui, se suffit, pour la majeure partie de son intervention, de la lecture de la loi de 1949 régissant la censure au Liban. Colette Naufal, présidente de la Fondation Liban Cinéma et du Festival du Film de Beyrouth, ainsi que Jihad el Murr, président de 2U2C, NRJ et Radio Nostalgie, racontent leurs diverses confrontations avec la Sureté Générale notamment pour l’annulation de projections dans le premier cas (Greendays, Chou Sar) et l’annulation de concerts dans le second cas (LMFAO).

Un débat riche et interactif suivi où les journalistes Nadim Koteich et Pierre Abi Saab n’ont pas manqué d’afficher leur mécontentement vis-à-vis de l’exercice de la censure. D’autres questions enfin, posées par certains activistes de la société civile, visaient la loi et son application plus précisément.

A Léa Baroudi de conclure en annonçant la suite des initiatives notamment le lancement du Musée virtuel de la Censure en fin du mois d’Aout, le Festival de la liberté d’expression en Octobre 2012 en collaboration avec la Conférence Internationale « Share » et enfin le projet de loi annulant la censure préventive actuelle.

Nous ne sommes qu’une simple organisation d’activistes pacifistes qui a cette modeste ambition de changer la donne en ouvrant les yeux sur des thèmes basiques, sur ce droit à liberté d’expression qu’on ne pourra nous arracher.
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