La menace du quotidien aberrant.

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Le Liban s’installe dans une phase critique de son existence. Elle se caractérise par des questionnements incessamment posés par le citoyen: Où sommes nous de la crédibilité du bon sens, de la perspective évolutive d’une libre pensée et du processus évolutif des actes pour initier en commun un nouveau projet national valide? Comment éviter l’effondrement des institutions et de l’État démocratique si on continue d’absorber sans retenue des convenances stratégiques extra-territoriales? A quoi servirait l’éveil du libanais s’il se manifeste uniquement lors des symptômes désastreux? Les colères exprimées face aux cruelles injustices, peuvent-elles encore percer le brouillard épais des tendances politiques opportunistes et changeantes? Comment agir pour organiser sans plus attendre et résister autrement, malgré toutes nos différences et nos allégeances multiples? Nous avons tous l’obligation de réagir fermement au terrorisme sanguinaire de l’EI. Cela exige déjà un état d’alerte constant national, structuré, personnel autant que collectif, pour se prémunir d’un danger parmi nous, proche et potentiel.

En sommes-nous capables? Nous risquons aujourd’hui nos équilibres et nos vies car on a longtemps permis que d’autres s’en chargent librement. Nous avons accordé une confiance imméritée et accepté de soumettre nos évolutions à tant de corrompus pour d’inconciliables actions. Cependant, malgré la bonne heure des efforts positifs conjugués entre des citoyens actifs avec des responsables véritables, la balance penche toujours en faveur du cumul des négligences. Les incohérences demeurent ces mauvaises habitudes acquises. Elles ont été souvent traditionnellement contenues, effacées ou résolues par d »indispensables représentants ». Eux ont pris finalement pour otage la voix de nombreux « inconditionnels électeurs » au nom du service fourni en dernière minute. Avouons que dans ce contexte fait, de complicité et de dépendance, les incohérences partagées au passé et au présent sont énormes!  Ainsi, pour corriger l’inacceptable et l’intolérable démocratiquement, certains se résolvent à protéger un espace privilégié fait de convenances dites « culturelles » et « civilisées »…

Sauvons nous ainsi notre allégeance ratée à la nation par une appartenance cloîtrée à notre mesure? Il est urgemment exigé à ce moment précis de sauver notre Liban et de procéder aux mutations suivantes: Au lieu de penser, écrire pour organiser une proposition par un plan d’action. A la place de discuter, prendre rendez- vous pour convaincre la personne concernée afin de ne plus se suffire des plaintes pour en souffrir longtemps après. Poursuivre par tous les moyens démocratiques les promesses verbales pour aboutir à du concret!!  Notre mal d’être consiste justement, d’avoir compris que ce qui nous révolte profondément relève de notre inconsistance.

Néanmoins, pourrait-on se suffire de nos stériles irresponsabilités sans reconnaître que la vérité d’authentiques libanais marque chaque jour des pas?! Les défenseurs de la civilité persévèrent ainsi à clamer par des comportements continus le message suivant: L’unité reconstitutive de la citoyenneté est désormais possible! Elle se caractérise bien au delà des conditionnements suivants: L’imposante situation sécuritaire, la déliquescence des institutions de l’État, l’irrespect flagrant et continu de la constitution par de nombreux responsables et les risques de dérapages sur un constat socio-économique très critique qui touche la majorité du peuple libanais. Elle signifie essentiellement, vouloir faire juste au lieu de fuir, en regardant ailleurs. Son parcours dépend de l’implication choisie par chacun pour rendre vivant Le précieux bijou de la citoyenneté libanaise! Celui du discernement. Grâce à lui, on peut affronter la menace du quotidien aberrant!

Joe Acoury.

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