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De nouveaux incidents entre forces de sécurité intérieure et manifestants ont actuellement lieu au centre-ville de Beyrouth alors que se déroule un conseil des ministres exceptionnel au Grand Sérail.

Pour l’heure, les forces de sécurité en charge de protéger le périmètre du parlement auraient fait usage de gaz lacrymogènes face aux jets de pierre.

Pour rappel hier, les incidents entre forces de l’ordre et manifestants avaient fait 230 blessés, indique la Croix Rouge Libanaise et 1 mort dans les rangs des Forces de Sécurité Intérieure, alors que plusieurs immeubles dont le siège de l’Association des Banques du Liban, le Gray, l’immeuble du An Nahar, déjà endommagé par l’explosion, ont été pris par les manifestants.

Outre le Ministère de l’environnement, le Ministère des Affaires Etrangères, de l’Economie ou encore de l’Energie et des Ressources Hydrauliques ont également été investis par les manifestants.

Un appel à manifester avait ainsi circulé suite à l’explosion du port de Beyrouth, le 4 août.

Pour l’heure, le ministère de la santé indique que 158 personnes sont décédées, plus de 60 personnes toujours portées disparues et plus de 6 000 personnes ont été blessées selon un bilan toujours provisoire dans l’explosion qui a ravagé le port de Beyrouth et une grande partie de la capitale libanaise.

La piste d’une explosion accidentelle de 2750 tonnes de nitrates d’ammonium saisis en 2014 à bord d’un navire poubelle, le Rhosus battant pavillon moldave, est pour le moment privilégiée par les autorités libanaises. Cette explosion équivaudrait à celle de 600 tonnes de TNT ou encore à un tremblement de terre de 3.3 sur l’échelle de Richter.
Elle aurait ainsi causé un cratère de 210 mètres de long sur 43 mètres de profondeur, indique le dimanche 9 août une source sécuritaire citant les propos d’experts français présents sur place.

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