Hôpital Rafic Hariri
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Alors que certaines sources font déjà état de pénurie de médicament au sein des pharmacies locales, avec le rationnement de certaines molécules, le directeur de l’Hôpital Universitaire Rafic Hariri, Firas Abiad, a mis en garde contre le manque de fournitures médicales alors que le Pays des Cèdres connait une forte augmentation du nombre de personnes contaminées par le coronavirus COVID-19.

Il a ainsi indiqué que les hôpitaux locaux subissent une pression importante, entre crise économique et coronavirus.

Le personnel hospitalier demeure sous-payé alors qu’il continue à faire face aux risques liés à la pandémie.

Les équipements médicaux voient leurs stocks s’épuiser. Firas Abiad rappelle que 80% des besoins des hôpitaux sont importés. En cas d’arrêt des subventions de la Banque du Liban ou encore en augmentation du nombre de cas liés au coronavirus, les hôpitaux pourraient être ainsi au bord de la rupture.

Firas Abiad rappelle que les hôpitaux dépendent de leur financement. Pour le moment, ces derniers souffrent d’un manque de fonds disponibles alors que les paiements sont en retard.

Par ailleurs, le nombre de personnes contaminées continue à croitre déplore le praticien.

Pour rappel, le gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé a annoncé l’arrêt d’ici 2 mois des subventions à l’achat de produits de première nécessité, comme les médicaments, mais également les produits alimentaires de base ou encore les carburants en raison de l’épuisement des réserves monétaires.

Le Liban est confronté à une grave crise économique d’une ampleur inconnue dans son histoire contemporaine.

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