Capture d’écran 2014-08-12 à 12.00.52Le financement du terrorisme islamiste qui se propage dans les pays arabes par le régime du Qatar se confirme. Des documents brandis par un opposant qatari sur la chaîne de télévision égyptienne Al-Faraeen attestent de l’implication des responsables qataris dans le financement direct des groupes terroristes qui attaquent les populations civiles dans le monde arabe, et entreprennent de réduire la Syrie et l’Irak à feu et à sang.

L’opposant répondant au nom de «Khaled» a brandi une série de correspondances officielles du ministère qatari des Affaires étrangères où il est question de financements directs des groupes djihadistes de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), plus connu sous le nom «Daech», identifiable par ses méthodes criminelles abominables et autres exactions contre les civils, comme les femmes réduites en esclavage et le meurtre d’enfants. Les documents en possession de l’opposant prouvent l’utilisation de fonds de l’Etat du Qatar pour armer et équiper en moyens de propagande et de communication sophistiqués les «djihadistes».

L’une des correspondances, signée par Saad Mohamed Saad Al-Tamimi, directeur des affaires administratives et financières au ministère des Affaires étrangères du Qatar, concerne l’envoi d’un montant de 2,5 millions de dollars au leader islamiste sunnite irakien Harith Al-Dhari, président de l’Instance des oulémas musulmans, afin qu’il finance le chef terroriste Abou Baker Al-Baghdadi et les criminels de «Daech».

L’organisation du recrutement de djihadistes originaires d’Afrique du Nord, notamment de Tunisie, pour combattre en Irak est par ailleurs évoquée dans une autre correspondance datée de 2012, portant aussi le cachet du ministère des Affaires étrangères du Qatar et la signature de l’un de ses responsables. Elle évoque l’achèvement de la formation de ces volontaires en vue de les envoyer «combattre» en Irak, via la Turquie et le Kurdistan irakien.

Par ailleurs, l’opposant détient des procès-verbaux de réunions de responsables qataris avec des chefs terroristes opérant en Syrie et en Irak, dont l’un portant le montant de 612 000 dollars destiné à financer le réseau de recrutement des djihadistes, et le deuxième attestant de la mobilisation d’un montant de 1,375 million de dollars pour l’achat de caméras et de matériels de diffusion divers que les terroristes utilisent dans leur propagande macabre, en filmant et en diffusant, via les réseaux sociaux, les massacres et les scènes de carnage.

Meriem Sassi