Alors que d’importants troubles secouent le Liban, avec des incidents entre sympathisants du mouvement « Tu Pues » qui dénoncent l’accumulation des ordures dans les rues libanaises, l’infiltration de voyous liés à un certain parti politique au sein des manifestants dont la mission serait d’inciter à des bagarres avec des forces de l’ordre et la paralysie des institutions politiques, le ministre de l’intérieur, Nouhad Machnouk, passe d’agréables vacances à Mykonos en charmante compagnie … selon la vidéo qui circule d’une manière virale sur les différents réseaux sociaux, #facebook, #Twitter.

L’auteur de la vidéo en question reste pour l’heure inconnue …

Alors que les manifestants réclamaient sa démission, Nouhad Machnouk avait fait savoir être absent du Liban lors des incidents ayant opposé forces de sécurité et manifestants ce samedi, et de poursuivre, indiquant ne pas avoir donné l’autorisation de l’usage de la force. Certaines sources proches des organisateurs du mouvement « tu pues » avaient confirmé que les Forces à l’origine des troubles ne seraient pas sous sa tutelle mais dépendraient des autorités de la chambre des députés. Le Ministre de l’intérieur avait également indiqué qu’il retournera au plus tôt au Liban, dénonçant l’action des forces de l’ordre et indiquant avoir ouvert une enquête à ce sujet.

Nouhad Machnouk s’est rendu ce matin sur les lieux des manifestations, notamment la place Riad Solh ou les affrontements ont eu lieu.

Pour rappel, selon le bilan de la journée d’hier, la Croix-Rouge libanaise a transporté, jusqu’à l’heure, 49 blessés, touchés durant les accrochages de ce soir, aux hôpitaux de Beyrouth. Parmi eux, Mohammad Kassir, grièvement touché ce soir, au centre-ville de Beyrouth, par des balles de source inconnue, alors qu’il était relativement loin de la scène des émeutes.

Les FSI, de leur côté, ont signalé que 36 membres de leur institution ont été blessés, parmi lesquels une personne dans un état critique, par « les jets de pierres et d’autres outils utilisés par les émeutiers ».

La crise a commencé le 15 juillet dernier, à l’expiration du contrat liant l’état libanais à Sukleen et s’est aggravé suite à la fermeture de la décharge de Naameh, au Sud de la capitale libanaise. Depuis les ordures s’accumulent dans les différentes régions du Mont Liban et au sein même de la capitale libanaise, alors que les autorités actuelles discutent toujours des solutions possibles à adopter. Un comité inter-ministériel devrait remettre aujourd’hui les résultats de l’appel d’offre afin de remplacer la société Sukleen, appel d’offre aux forts relents affairistes…