« Aucun politicien libanais ne monopolise la représentation de sa communauté. Au fond – si nous revenons au fond – la fonction du gouvernement libanais n’est pas la représentation au sens électoral et législatif, mais la gestion managériale « exécutoire » (ijrâ’iyya) des affaires du pays. « (1)

Des abstinences prolongées aux poussées euphoriques, les tractations politiques diverses mesurent encore des réserves et promettent le changement. Le Libanais défend et répand son message de coexistence de part le monde alors que les prérogatives gouvernementales dans son pays bousculent un fragile quotidien.

Le citoyen a longtemps durant pris la mauvaise habitude de tolérer des responsables évasifs, pressés, perplexes ou confus. Cependant, pour comprendre son rôle de partenaire il est nécessaire de le considérer avec sérieux et non plus attendre ses réactions légitimes dans la rue. Il est averti de supporter le poids de nouvelles taxes alors que d’autres répartissent en coulisses le cumul des gains et planifient les prochains investissements.

Le Liban est petit mais courageux. Il se maintient par une vive volonté de préserver la diversité et de maintenir la cohésion interne. Il est sans aucun doute un exemple fort difficile à comprendre et à interpréter. Il fluctue entre l’insouciance, les préoccupations ponctuelles et la débrouillardise continue. Néanmoins, pour développer des ententes évolutives et non seulement historiques entre nos composantes, l’Etat a besoin d’abord de récupérer ses biens et de réformer tant de comportements vis à vis du citoyen.

(1). 31/10/2016/ OLJ
Acte fondateur…refs, Hassan-Tabet RIFAAT et Antoine Messara.

Joe Acoury.