Le scénario pré-électoral des politiques traditionnelles au Liban se compose  d’une palette de convenances et d’expectatives. Cependant, la stratégie essentielle du libanais est de choisir des représentants crédibles et fiables mais surtout engagés à agir selon la charge du poste et une durée de travail soutenu et des résultats tangibles. Le citoyen en a assez d’entendre des mots qui chantent un lendemain fictif et de devoir les faveurs supposées ou occasionnelles pour des promesses conditionnées. Celles qui définissent souvent le justificatif permanent de l’effort inutile à un siège à vie.

Un candidat favorable qui défend une politique traditionnelle donnée ne peut vraiment convaincre sans une liberté de conscience et la rigueur de l’engagement parlementaire. Elles demeurent intimement inscrites dans la suite logique de son projet et de sa progression, dans la maturité de son comportement, selon les moyens qui conduisent aux constats constructifs.

Inutile donc de gesticuler pour un laps de temps afin de prouver que « tout » ira pour le mieux chez l’électeur dans de multiples domaines. Le dévouement pour la promesse circonstancielle permet au candidat de politiques connues d’avance de prévaloir des projections avec leurs alliés alors qu’une mentalité unifiée citoyenne est prête à  se présenter et à répondre en connaissance de cause et sans détours dans leurs circonscriptions.

Ainsi, au delà de la cogitation circulaire entre les gens, il y a à considérer une meta-communication du supposer savoir. Elle freine de vrais élans, de francs rapports entre diverses composantes mais installe aussi la profonde volonté de ne croire que ceux   qui parlent peu et agissent beaucoup pour leurs régions. ..

Sans de clairs échanges il ne peut y avoir de réelles communications assumées également et une confiance réciproque. Néanmoins, les électeurs et les candidats traditionnels ont bien mis les doigts et les pieds dans la plaie béante de l’individualisme roi! Là où la célébration de dites « joies » peut se mêler à des tirs criminels et s’inscrire aux banalités de l’inconscience. Le pouvoir reste peu structuré pour prémunir et protéger le citoyen mais toujours disposé aux qualificatifs clamés en son nom!
La connaissance des gens s’associe chez tant de libanais, à la verticalité de l’égo officiel, officieux ou tacite, là où les « seigneurs », du plus petit au plus grand ménagent leurs royaumes!

Heureusement que le savoir demeure autrement pour une nouvelle génération de femmes et d’hommes! Ceux là ont bien compris qu’en initiant la politique de l’action et la transparence productive des indépendants et de la société civile libanaise ils représentent dignement et adéquatement tout citoyen à travers le service de la nation!!