Actualites et analyses sur EDL
Liban : le pari risqué du gouvernement pour discipliner les seigneurs des générateurs électriques
Le gouvernement libanais, dirigé par Nawaf Salam, lance une offensive pour réguler les générateurs électriques privés, responsables de près de 90 % de l’électricité consommée. Un ultimatum de 45 jours impose compteurs certifiés, filtres anti-pollution et respect des tarifs. Mais dans un contexte de crise économique, d’infrastructure publique défaillante et d’intérêts politico-financiers puissants, cette régulation se heurte à des obstacles majeurs, tandis que l’impact environnemental et économique des générateurs continue de frapper durement les ménages.
Crise énergétique : Le Liban débloque 1,6 milliard USD pour deux nouvelles centrales électriques...
Le Liban a lancé la construction de deux centrales électriques au gaz naturel pour un coût total de 1,6 milliard USD. Avec un déficit de production de 2 300 MW et un taux de recouvrement de 60 %, le secteur énergétique reste sous forte pression budgétaire et institutionnelle. Le projet repose sur un modèle BOT, sous la supervision de la Banque mondiale. Aucun calendrier de réalisation n’a encore été annoncé et la création de l’Autorité de régulation attend toujours sa mise en œuvre.
Infrastructure énergétique au Liban : blocages administratifs et tensions sur l’accès à l’électricité
Le Liban fait face à des retards dans la réhabilitation de son réseau électrique. Malgré l’approbation d’un prêt de la Banque mondiale, son exécution reste bloquée par l’absence de consensus sur les garanties exigées. Selon Al Bina’ (27 mai 2025), les zones rurales dépendent de projets solaires pilotes soutenus par la coopération allemande. La crise énergétique, combinée aux pannes récurrentes et au coût élevé des générateurs, freine la relance économique du pays.
La crise énergétique au Liban depuis la fin de la guerre civile, une spirale...
La crise énergétique au Liban perdure depuis la fin de la guerre civile en 1990, marquée par la corruption, les défaillances d'Électricité du Liban (EDL), et une dépendance aux générateurs privés. Aggravée en 2019 par la crise économique et en 2025 par la guerre, elle nécessite des réformes urgentes, malgré des tentatives avortées comme le projet de la Banque mondiale pour le gaz égyptien.





