Cacophonie aujourd’hui au sein même du gouvernement au sujet d’une possible démission du gouvernement Diab.

La ministre des déplacés Ghada Chraiem, même si elle écarte ce scénario, estime le changement de gouvernement possible “à tout moment” si le départ du cabinet résout les problèmes, tout comme le ministre des transports et des travaux publics, membre des Marada, Michel Najjar qui ne l’écarte pas si cela améliore la situation actuelle du Liban.

Les 2 ministres se sont exprimés sur les ondes de la Voix du Liban.

Abordant la question d’un possible véto au recours au Fonds Monétaire International, Ghada Chraim réfute toutes les rumeurs à ce sujet.

Il n’y a de veto sur personne et toutes les possibilités sont possibles. Les négociations avec le Fonds monétaire international se poursuivent, et l’ouverture à l’Est et à l’Ouest, si possible, n’est pas répréhensible. Toutes les possibilités existent. En fin de compte, nous voulons avant tout l’intérêt du Liban.

Par ailleurs, abordant l’audit de la Banque Centrale, sujet controversé au gouvernement même, ce dernier “ne cible pas spécifiquement Riad Salamé, mais il s’agit de la seule manière de déterminer les pertes et de permettre de les chiffrer”, estime la ministre. Elle souligne qu’il s’agit du droit des libanais à savoir qui est responsable de la crise économique et qu’il s’agit également de poursuivre les personnes responsables des détournements de fonds publics.

De son côté, le ministre des Travaux publics et des Transports Michel Najjar a réfuté les informations faisant état de la menace d’un certain ministre à démissionner. Il a également estimé que le gouvernement et la population doivent “supporter le fardeau de dizaines d’années et ses politiques qui ont amené le pays au bord du gouffre et la situation misérable dans laquelle nous vivons. ” 

Si le changement de gouvernement mène le pays pour le mieux et qu’il existe des alternatives à ce gouvernement, il n’y a aucune objection à cela, et cela a été confirmé par le président Hassan Diab lui-même”, estime le ministre.

Michel Najjar estime nécessaire de prendre les mesures amenant à restaurer la confiance envers les établissements bancaires et a souligné qu’il est important de préserver ce secteur.

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