Ports, aéroports, et intérêts étrangers : la privatisation selon Rassamni divise le Liban
Le ministre Fayez Rassamni propose de confier la gestion de plusieurs infrastructures clés à des entreprises étrangères, via des contrats de privatisation de longue durée. L’aéroport René Mouawad et les ports de Tripoli et Saïda sont au cœur du projet. Si le ministre insiste sur l’urgence logistique et budgétaire, de nombreux syndicats et économistes dénoncent une cession opaque, sans cadre légal ni contrôle parlementaire. Une controverse qui révèle la crise de gouvernance économique au Liban.
Analyse économique du tourisme au Liban en 2025
Le Liban reste l’un des marchés touristiques les plus onéreux, à 1 880 € la semaine (vol inclus), dépassant l’Espagne ou l’Italie. Cette hausse tarifaire s’inscrit dans un contexte où la demande internationale est très élastique : à chaque hausse, les touristes se tournent vers des concurrents mieux organisés. Seuls les Libanais de la diaspora, motivés par un lien émotionnel, continuent de venir à tout prix, creusant davantage un déficit d’image et de rentabilité pour le secteur.
Hausse des prix des carburants au Liban : une pression supplémentaire sur les ménages
Le 16 mai 2025, le Liban a connu une nouvelle hausse des prix des carburants, avec des augmentations de 10 000 LL pour l'essence et de 4 000 LL pour le diesel, tandis que le prix du gaz domestique est resté stable. Ces ajustements tarifaires interviennent dans un contexte de crise économique persistante, marquée par une inflation élevée et une dépréciation continue de la livre libanaise. La population, déjà confrontée à des difficultés économiques, subit les conséquences directes de ces hausses, qui affectent le coût de la vie quotidienne. Le gouvernement est appelé à mettre en œuvre des réformes structurelles pour stabiliser le secteur énergétique et protéger les consommateurs vulnérables.
Commerce et influence : Chine et États-Unis face aux pays arabes
Les pays arabes sont devenus un terrain d’affrontement commercial entre la Chine et les États-Unis. Alors que Donald Trump mène une tournée économique au Moyen-Orient, les chiffres montrent que Pékin a désormais dépassé Washington dans ses échanges avec la région. De l’énergie aux infrastructures, en passant par la diplomatie, la Chine accroît son emprise, tandis que les États-Unis misent toujours sur les alliances militaires et les contrats d’armement.
Hausse modérée du trafic aérien au Liban début 2025, mais chute du transit passagers
Le trafic aérien au Liban a atteint 1 943 924 passagers entre janvier et avril 2025, en hausse de 3,7 % par rapport à 2024. Les arrivées augmentent de 3,3 %, les départs de 2,6 %, tandis que les passagers en transit chutent de 24,1 %. L’aéroport de Beyrouth a accueilli 15 872 vols, avec une activité de fret légèrement en recul. Le Golfe représente la première origine régionale des vols commerciaux.
Le déficit de la balance extérieure du Liban s’accroît à 2 milliards $ au...
Le déficit de la balance extérieure du Liban atteint 2 milliards USD au premier trimestre 2025, contre 1,44 milliard USD sur la même période l’an dernier. Cette hausse est liée à une progression des importations et à une baisse des exportations. Les transferts courants diminuent de 7,2 % et les entrées financières nettes sont estimées à 1,2 milliard USD. Les réserves de la Banque centrale atteignent 11,1 milliards USD à fin mars.
Énorme baisse des recettes douanières au Liban
Les recettes douanières du Liban ont atteint 49 185 milliards de livres libanaises en 2024, soit une baisse de 41,6 % par rapport à 2023. Converti en dollars, cela équivaut à environ 491 millions USD. Les principales sources de cette baisse incluent la contraction des importations automobiles, électroniques et métallurgiques, ainsi qu’une pression sur le pouvoir d’achat. Les taxes à l’importation restent la première composante de ces recettes.
Indicateurs macroéconomiques du Liban : change, inflation, dette, commerce et monnaie à fin avril...
Les réserves de change du Liban atteignent 15,78 milliards USD fin avril 2025, tandis que l’inflation annuelle recule à 178 %. Le taux de change s’est stabilisé à 89 500 LBP/USD. Le déficit commercial cumulé est de 3,96 milliards USD. La dette publique est estimée à 122 452 milliards LBP. La masse monétaire M3 progresse de 28 %. Les taux bancaires moyens varient entre 2,5 % et 12,75 % selon les devises et les durées.
Lettres de crédit des banques pour les importations en baisse de 20,1 % fin...
Les lettres de crédit bancaires pour les importations ont chuté de 20,1 % en 2023 au Liban, totalisant 7 541 milliards LBP, soit environ 84,25 millions USD au taux de 89 500. Les secteurs les plus financés sont l’alimentaire (38 %), le pétrole (24 %) et l’équipement. Le volume ouvert au premier trimestre représentait près du tiers du total annuel. Le recul est attribué à la baisse de la demande et aux contraintes bancaires accrues.
Le Liban grimpe au 102e rang mondial en développement humain : espérance de vie...
Le Liban obtient un score de 0,752 selon un indice de développement comparant près de 200 pays. Il figure au 102e rang mondial en 2025. Son espérance de vie est estimée à 77,8 ans, avec 10,4 années de scolarisation moyenne. Le revenu national brut est évalué à 11 299 dollars PPA. Il est également noté dans un classement sur les inégalités entre sexes avec un score de 0,36.
Crise de l’eau : l’EBML sous pression et la population en détresse
Face à une crise de liquidité inédite, l’EBML accorde des facilités de paiement jusqu’en 2027 pour les abonnés en retard. Des remises sur les intérêts de retard visent à maintenir un minimum de recettes, dans un contexte de services dégradés et d’endettement croissant. Entre pannes, coupures et absence de réforme, la distribution d’eau au Liban illustre l’effondrement des infrastructures publiques et l’urgence d’une refonte de la gouvernance.
Beyrouth parmi les villes les moins bien classées du classement mondial IMD Smart City...
#CLASSEMENT: Le classement IMD Smart City 2025 place Beyrouth au 143e rang mondial sur 146 villes et 18e sur 19 dans la région MENA. La ville souffre de déficits en gouvernance urbaine, services numériques et transport public. Son indice de développement humain SHDI est de 0,693. Les données révèlent une forte insatisfaction citoyenne, une faible pénétration numérique et une absence de stratégie métropolitaine. Le classement reflète les limites structurelles dans la modernisation urbaine libanaise.
Arabie saoudite : le projet NEOM entre ambition et scepticisme
#AMBITIONS: NEOM, ville futuriste de 500 milliards de dollars, incarne les ambitions de Mohammed ben Salmane pour transformer l’Arabie saoudite. Malgré les premiers chantiers comme Sindalah, les coûts explosent, les investisseurs étrangers hésitent face à une gouvernance floue, et les critiques dénoncent un projet irréalisable. Le royaume augmente les budgets pour éviter un fiasco, mais le rêve d’un hub technologique mondial reste incertain dans un pays en crise économique.
Tourisme de retour, mais pour combien de temps ? Une lecture en incertitude
La reprise partielle du tourisme arabe au Liban au printemps 2025 nourrit les espoirs d’une relance économique. Vols en provenance du Golfe, réservations en hausse, relance des services hôteliers témoignent d’un frémissement. Mais cette dynamique reste fragile : dépendance aux clientèles du Golfe, infrastructures dégradées, incertitudes politiques et sécurité au Sud menacent sa durabilité. Sans plan national structuré, cette reprise pourrait n’être qu’une embellie temporaire dans une économie encore sinistrée.




















