Méfiance au sommet : tensions entre Joseph Aoun et Nawaf Salam sur les enjeux...
Trois mois après la formation du gouvernement, les relations entre Joseph Aoun et Nawaf Salam se tendent autour des questions de souveraineté. Le traitement des armes du Hezbollah et dans les camps palestiniens cristallise une fracture politique. L’exécutif peine à définir une ligne commune, paralysant la gouvernance. Cette méfiance structurelle menace la stabilité interne et compromet les engagements internationaux du Liban.
Les camps palestiniens au Liban, entre désarmement et tension communautaire
Le dossier du désarmement des camps palestiniens au Liban revient à l’agenda sécuritaire, sur fond de tensions internes aux factions et de pressions communautaires. Le camp d’Ain el-Helweh cristallise les enjeux, entre risques d’escalade et initiatives de médiation. Une approche coordonnée impliquant les autorités libanaises et des relais palestiniens est en cours, avec comme échéance la stabilisation progressive des zones concernées.
Revue de presse du 2/06/25: Beyrouth sous pression diplomatique, entre Téhéran et Washington
La revue de presse du 2 juin 2025 analyse les grandes tensions politiques et diplomatiques au Liban, les blocages économiques persistants, les crises environnementales judiciaires et les enjeux sociaux majeurs. Elle souligne également la forte pression internationale autour des conflits à Gaza et en Ukraine, ainsi que le retour d’initiatives éducatives et culturelles locales. À travers les journaux libanais, ce panorama met en lumière les lignes de fracture d’un pays en quête de stabilité.
6,3 % en un mois : l’explosion des prix alimentaires précarise les ménages libanais
Le mois de mai 2025 a vu une hausse record de 6,3 % des prix à la consommation au Liban, tirée principalement par l’augmentation des denrées alimentaires importées. Le prix du pain a bondi de 12 %, et les familles consacrent désormais plus de 60 % de leur budget à se nourrir. Une situation d'urgence sociale marquée par une dépendance accrue aux distributions alimentaires et par des habitudes de consommation bouleversées.
Liban : blocage des investissements et infrastructures en déliquescence
Le Liban voit ses projets d’investissement suspendus ou abandonnés face à une administration paralysée par l’instabilité juridique et la lenteur bureaucratique. Les infrastructures essentielles, comme les réseaux d’eau, pâtissent d’un manque criant d’entretien. Le recours aux partenariats public-privé, pourtant envisagé comme solution, est bloqué par l’opacité des marchés et l’absence d’un cadre contractuel fiable.
400 écoles fermées : le système éducatif public libanais au bord de l’effondrement
Plus de 400 écoles publiques sont restées fermées au Liban depuis le début du second trimestre, faute de moyens pour fournir eau et électricité. La désertion des enseignants, les salaires dévalués et l’absence de stratégie éducative creusent les inégalités. Les élèves abandonnent ou dépendent d’initiatives privées de survie. Sans réponse rapide, le système éducatif national risque un effondrement structurel durable, mettant en péril toute une génération.
Fiscalité urbaine, salaires gelés : tensions sociales croissantes au Liban
La mise en place d’un impôt local sur les entreprises en zones denses a déclenché une vague de contestation au Liban, alimentée par le gel prolongé des salaires dans le secteur public. La journée de grève du 29 mai dans plusieurs administrations symbolise une fracture sociale croissante. En l’absence de réponse gouvernementale, les syndicats annoncent une possible escalade des mobilisations cet été, sur fond de pressions économiques et d’inégalités territoriales.
Déficit public libanais : entre blocage fiscal et pari risqué sur la collecte
Le Liban fait face à un déficit budgétaire record, représentant 33 % du PIB. Privé de nouvelles ressources fiscales et d’un appui international suspendu, le gouvernement mise sur une amélioration hypothétique de la collecte pour stabiliser ses finances. Cette stratégie, perçue comme un pari risqué, révèle l’ampleur des blocages politiques et administratifs. Les perspectives d’un redressement durable s’éloignent sans refondation du pacte fiscal et engagement institutionnel fort.
Fractures institutionnelles : la présidence confrontée à l’isolement
Le Liban traverse une période de forte instabilité politique marquée par l’isolement croissant du président Joseph Aoun. Entre frictions avec Nabih Berri, défiance vis-à-vis du Premier ministre Nawaf Salam et reconfigurations partisanes autour du CPL, les institutions s’enlisent dans une dynamique de blocage. Les projets de réforme électorale et judiciaire illustrent une fragmentation du pouvoir, rendant toute gouvernance cohérente de plus en plus difficile.
Euro-obligations libanaises : statu quo persistant sur le marché, dans l’attente d’un accord avec...
Le marché des euro-obligations libanaises reste figé à 17,2 cents par dollar, malgré un rebond de +187 % depuis septembre 2024. Cette inertie reflète une attente tendue d’un accord avec le FMI et d’un cadre clair de restructuration. Les investisseurs internationaux se tiennent à l’écart en raison d’un manque de réformes concrètes, alors que les prix actuels intègrent déjà un optimisme fragile. Sans percée institutionnelle, le risque de rechute demeure.
Entre Emmanuel Macron et Israël, une tension au sommet
#ANALYSE: Le 30 mai 2025, Emmanuel Macron a annoncé à Singapour la possible reconnaissance d’un État palestinien, provoquant une vive réaction israélienne. Les positions s’enveniment entre Paris et Jérusalem, tandis que la colonisation en Cisjordanie et la crise humanitaire à Gaza renforcent l’impasse diplomatique et divisent l’Union européenne internationale et symbolique forte.
Factcheck : Une décision de justice égyptienne menace le monastère historique de Sainte-Catherine au...
Une cour d’appel égyptienne a rendu, le 28 mai 2025, une décision susceptible de transférer les biens du monastère de Sainte-Catherine au Mont Sinaï à l’État, d’expulser les vingt moines orthodoxes et de transformer le site en musée. Si les médias grecs évoquent une menace pour l’autonomie religieuse, Le Caire affirme protéger son statut sacré et maintenir son activité cultuelle. Les autorités grecques attendent le texte officiel pour évaluer l’impact diplomatique de la situation actuelle.
Le Sud en tension : Berri recadre la FINUL et défend les résidents
Le président de la Chambre, Nabeh Berri, alerte sur les tensions croissantes entre la FINUL et les habitants du Sud, dénonçant les comportements intrusifs des patrouilles internationales. Il appelle à un strict respect de la souveraineté libanaise et à une coordination renforcée avec l’armée. Ce positionnement intervient dans un contexte d’intensification des frappes israéliennes et de méfiance locale, soulignant la nécessité d’un encadrement institutionnel rigoureux pour éviter toute dérive sécuritaire.
Clientélisme, rivalités et jeux d’influence : les coulisses du gel des nominations
Blocage prolongé des nominations diplomatiques et administratives au Liban : Joseph Aoun et Nawaf Salam s'opposent sur la répartition des postes stratégiques, affectant ambassades, ministères et institutions-clés. Le ministre Youssef Raji gèle les propositions présidentielles, tandis que les nominations de Georges Maarawi et Ahmed Oueidat suscitent des accusations de clientélisme. Le Conseil des ministres devient le théâtre d’un affrontement institutionnel, paralysant l'État et compromettant la crédibilité du Liban à l’international.





















