La Vallée de la Békaa
La Vallée de la Békaa

Dans une interview publiée ce lundi 27 juillet 2015 par le journal libanais anglophone The Daily Star, le maire de la localité d’Arsal Ali Hujeiri a indiqué que sa municipalité serait prête à accueillir les ordures en déshérences de Beyrouth et du Mont Liban, estimant que les revenus ainsi générés pourraient être bénéfiques à la ville et ainsi permettre son développement.

Les déchets pourraient être ainsi déposés en territoire tenus par les groupuscules terroristes d’Al Nosra et de Daech, qui détiennent depuis aout 2014, 25 militaires et membres des forces de sécurités libanais. Selon Ali Hujeiri, le personnel qui y acheminera les ordures sera protégé par la municipalité même, estimant que la zone ne serait pas sous contrôle des rebelles et aisément accessibles aux bennes à ordure. Le chef de la municipalité estime réfute également tout risque environnemental.

Pour rappel, la compagnie en charge de ramasser les ordures de Beyrouth et du Mont Liban à l’exclusion de Byblos, Sukleen, avait suspendu ses services suite à la fermeture, le 17 juillet dernier de la décharge de Naameh au Sud de la capitale libanaise.

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Reprise du service de ramassage et heurts à l’Iqlim el Kharroub

Le service de ramassage a cependant repris ce dimanche 26 juillet, après que les responsables municipaux aient trouvé un endroit d’entreposage provisoire qui reste cependant pour l’heure inconnu. L’amélioration de la situation reste cependant inégale, alors que se multiplient des manifestations dans la capitale en vue de faire pression sur les autorités et de trouver une solution.

Les habitants de la région dite d’Iqlim el Kharroub, dans le Chouf, ont de leur coté bloqué l’autoroute menant au Sud Liban, dans la crainte que soient transférés les déchets de la capitale dans leur région. 3 manifestants et 4 membres des forces de sécurité ont été blessés lors de la réouverture de cet axe crucial par les forces de l’ordre, alors que le ministre de l’environnement, Nouhad Machnouk ait indiqué que les ordures ne seront pas entreposés dans cette zone.

Par ailleurs, l’ancien ministre Talal Arsal a refusé de voir les déchets être jetés en mer au niveau de l’aéroport international de Beyrouth comme le proposait le député Walid Joumblatt qui ne s’oppose plus aujourd’hui à la réouverture de la décharge de Naameh comme solution temporaire à la crise actuelle.

Le Ministre de la Santé, Waël Abou Faour a, de son côté, mis en garde contre le fait de bruler les ordures, en raison des fumées toxiques qui se dégagent

3 COMMENTAIRES

  1. Suggestions: Si les citoyens veulent un règlement rapide de la crise des ordures, ils n’ont qu’à déplacer les montagnes d’ordures dans les quartiers les plus huppés. Le pouvoir et l’argent n’aiment pas les mauvaises odeurs du peuple. S’ils ont le nez dedans, il y aura une solution rapide et efficace, il ne restera qu’à trouver les éléments de corruption. Dans ce domaine les odeurs sont beaucoup plus familière et acceptable à la bourgeoisie, mais le simple citoyen y gagnera, au moins en terme de qualité de vie.

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