Incendie d'une poubelle dans la banlieue de Beyrouth. Crédit Photo: François el Bacha, tous droits réservés.
Incendie d'une poubelle dans la banlieue de Beyrouth. Crédit Photo: François el Bacha, tous droits réservés.
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Le nouveau gouverneur de Beyrouth, Marwan Abboud a annoncé la reprise du ramassage des ordures dès ce mercredi après midi, alors que la ville de Beyrouth confirme avoir payé la compagnie de ramassage des déchets.

Marwan Abboud a confirmé le paiement par la ville de Beyrouth des sommes en leurs équivalents en livre libanaise et non en dollar, au taux de 1507.5 LL/USD, soit bien loin du taux actuel au marché noir alors que les contrats d’embauche stipulent un versement en devises étrangères.

Le gouverneur de la capitale indique également qu’une réunion devrait prochainement avoir lieu entre le Ministre de l’intérieur et le gouverneur de la Banque du Liban pour résoudre ce problème.

La ville de Beyrouth indique également avoir mis à disposition de la société RAMCO, 50 de ses employés pour l’aider à la tache.

Les ordures avaient ainsi fait leurs retours dans les rues de Beyrouth suite à une grève des employés étrangers de l’entreprise de ramassage des déchets de la capitale. Ce mouvement touche également les rues des localités du Metn ou encore du Kesrouan.

Ces derniers accusent la société RAMCO de ne pas avoir les avoir payé en dollar, ce que confirment les représentants de celle-ci. Ils indiquent ainsi avoir payé leurs employés en livre libanaise accusant le gouvernement et la municipalité de Beyrouth de ne plus honorer les contrats en billets verts depuis novembre 2019.

Toujours selon eux, le gouvernement aurait accumulé une dette de 7 millions de dollars vis-à-vis de RAMCO et estiment les versements en livre libanaise insuffisants suite à la dégradation de la valeur de la parité entre monnaie locale et billets verts. Ils suffiraient à peine à assurer le paiement des salaires et l’achat du carburant nécessaire aux opérations mais seraient insuffisants pour assurer l’entretien des machines.

200 travailleurs étrangers auraient émis le souhait de retourner chez eux. Cependant la compagnie n’a pas pu y procéder en raison de la crise liée au coronavirus et à l’arrêt des vols. Elle rechercherait également à recruter une main d’oeuvre locale pour faire face à ces départs.

La compagnie fait part ailleurs face à une pénurie brusque de main d’oeuvre induite par la mise en quarantaine de 240 de ses travailleurs d’origine syrienne. 131 d’entre eux ont été diagnostiqués positifs au coronavirus.

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