Née à Himlaya, dans le nord du Metn le 29 juin 1832, son père était Mourad Saber el-Chobok el-Rayess et sa mère Rafqa Gemayel. Elle perdra sa mère alors qu’elle n’avait que 7 ans et en 1843, son père l’enverra servir comme aide à Damas, auprès d’Assad Badawi, une personne originaire du Mont-Liban.

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Elle n’en reviendra qu’en 1847, constatant qu’en son absence, son père s’était remarié. Sa tante envisageait alors de lui faire faire épouser son cousin, alors que sa belle mère souhaitait l’unir à son frère.

L’appel de Dieu

Face à ces situations, étant déjà très croyante, celle qui deviendra Sainte Rafqa décidera d’entamer une carrière religieuse, auprès d’abord, de la Congrégation de la Vierge Marie entre 1859 et 1871, également appelée Mariamettes, récemment fondée par le Père Joseph Gemayel et ce, en dépit de l’opposition de son père.

Alors qu’elle se trouvait à Notre Dame de la Délivrance de Bikfaya pour devenir une soeur, accompagnée de 2 autres femmes, elle entendra un appel à sa vocation. Tout juste entrée dans l’église, elle sentit une profonde joie et entendit la voix de Dieu: “Tu deviendras une soeur”.

Elle résistera aux différentes tentatives pour la ramener au foyer familial.

Elle étudiera la langue arabe, la calligraphie et le calcul. Durant son séjour, la future Sainte sera également envoyée dans des missions d’évangélisation à Deir el Qamar où elle enseignera le catéchisme aux jeunes villageois de la région. C’est justement durant cette époque, que des massacres contre les chrétiens seront commis par les druzes. Témoin de ces massacres, elle réussit à en sauver un enfant en le cachant sous ses vêtements.

Puis, le 19 mars 1861, elle deviendra novice avant de présenter ses voeux, le 19 mars 1862 au Monastère de Ghazir, alors géré par les Jésuites. Elle sera d’abord désignée comme cuisinière avant de devenir institutrice, et d’être transférée dès 1863 dans une école de filles dans la région de Byblos.

Sainte Rafqa arrivera, un an plus tard, en 1864, à Maad, toujours dans la région de Byblos, sur demande d’Antoun Issa, elle fondera une école en compagnie d’une autre religieuse durant 7 ans.

Sainte Rafqa au sein de l’Ordre Libanais Maronite

Après la dissolution de sa congrégation en 1871, appelant Dieu à la conseiller, Sainte Rafqa eut une vision durant un rêve avec la présence de Saint Georges, Saint Simon, et de Saint Antoine le Grand, la conseillant de devenir nonne auprès de l’Ordre des Moines maronites,

C’est avec l’aide d’Antoun Issa qu’elle sera acceptée au sein du Couvent Saint Simon al Qarn dans la localité d’Aito au Nord du Liban. Elle y redeviendra novice, le 12 juillet 1871, présentera ses voeux le 25 aout 1872 et adoptera le nom de Rafqa, du nom de sa mère.

Sainte Rafqa passera 26 ans au sein de ce couvent.

En octobre 1885, selon les récits d’alors, elle demandera à Dieu de ressentir des douleurs divines. C’est alors qu’elle ressentira d’immenses douleurs à la tête et au niveau des yeux. Les différents traitements échoueront et Sainte Rafqa sera envoyée à Beyrouth pour y être soignée.
Sur son chemin, elle passera à la cathédrale Saint Jean Marc de Byblos où elle rencontrera un praticien américain. Il lui retirera, par erreur, l’oeil en essayant de la soigner.

Ses douleurs, cependant, se propageront à l’oeil gauche.

Après de nombreuses années, en 1897, l’Ordre Libanais Maronite décidera de construire un nouveau couvent – le couvent St Joseph – à Jrabta, non loin de celui de Kfifane, dans les hauteurs de Batroun. C’est en compagnie de 6 autres soeurs et menée par Soeur Ursula Doumit que Sainte Rafqa fera partie des fondatrices

Sainte Rafqa deviendra totalement aveugle en 1899, souffrant d’immenses douleurs dans tout le corps.

Décédée, le 23 mars 1914, Sainte Rafqa sera enterrée au cimetière du Monastère qu’elle a fondé.

Enterrée au cimetière du monastère Saint Joseph-Jrabta, une lumière décrite par les témoins comme étant “splendide” apparut sur son tombeau pour deux nuits consécutives.

Le 10 juillet 1927, sa dépouille sera transférée dans une autre tombe, située à proximité de l’église.

Son procès en béatification débutera le 23 décembre 1925, et le début du procès, le 16 mai 1926. Il reviendra au Saint Pape Jean Paul II de la déclarer comme vénérable, le 11 février 1982, puis il la béatifiera le 17 novembre 1985. Sainte Rafqa sera déclarée comme étant un modèle de rôle dans l’adoration de l’Eucharistie au jubilé de l’an 2000, puis sanctifiée pour toute l’église le 10 juin 2001.

Elle est célébrée chaque 23 mars.

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