Le Président de la République, le Général Michel Aoun, Avec le Premier Ministre Saad Hariri. Source Photo: Dalati & Nohra

Le président de la République, le général Michel Aoun, a reçu ce lundi, le premier ministre désigné Saad Hariri pour évoquer avec lui la formation du prochain gouvernement qui se fait toujours attendre sur fond d’arrivée prochaine d’un médiateur français.

Pour l’heure, les conséquences des sanctions américaines contre le dirigeant du Courant Patriotique Libre sur la formation du prochain gouvernement ne sont pas publiquement connues. Si Gébran Bassil indique que celles-ci n’auraient aucun impact sur le processus en cours, d’autres observateurs s’attendent à ce que le CPL durcisse son positionnement afin d’obtenir certaines concessions de ses adversaires politiques.

Un pays sans gouvernement alors que la crise économique le touche de plein fouet

Le Liban est sans gouvernement depuis la démission, le 10 août dernier, du premier ministre sortant Hassan Diab.

La formation d’un nouveau gouvernement est considérée comme une des conditions préalable à la relance des négociations avec le Fonds Monétaire International afin d’obtenir un déblocage de l’aide financière de la communauté internationale face à la crise économique que traverse le Liban. 

Suite à l’échec de Moustafa Adib à former un cabinet, l’ancien premier ministre Saad Hariri, qui avait pourtant démissionné suite à d’importantes manifestations en octobre 2019, s’est vu être chargé de former un nouveau gouvernement en octobre 2020.

Pour tenter de débloquer la situation, l’ancien premier ministre a promis au mouvement Amal d’attribuer le portefeuille du ministère des finances à un membre de la communauté chiite. Il avait également réitéré que le Liban pouvait se passer d’un état de défaut de paiement, déniant ainsi la gravité de la crise économique cependant vécue par la population, avec 55% de celle-ci vivant désormais sous le seuil de pauvreté alors que la récession économique a atteint 29% selon certains rapports pour l’année 2020.

Cependant, les propositions de Saad Hariri d’un cabinet de 18 membres se heurtent à la présidence de la République, qui souligne que si les communautés chiites et sunnites choisissent leurs représentants, les représentants chrétiens au sein du nouveau cabinet seraient également choisis par le premier ministre désigné. Le Général Aoun estime de fait que les propositions actuelles du premier ministre contreviennent à la fois à la constitution libanaise et au pacte national.

Ce dernier accuse de son côté le chef de l’état de souhaiter obtenir un tiers de blocage au sein de son nouveau cabinet, ce que réfute la présidence de la république.

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