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Israël revendique 370 cibles frappées au Liban

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L’armée israélienne affirme avoir frappé plus de 370 cibles attribuées au Hezbollah dans le sud du Liban au cours du mois écoulé. Ce bilan, publié jeudi 1er octobre 2026, concerne les opérations menées par l’armée de l’air israélienne sous la direction des différents commandements et du renseignement militaire. Il n’a pas été vérifié de manière indépendante et ne signifie pas nécessairement que 370 frappes distinctes ont été menées, une même opération aérienne pouvant concerner plusieurs objectifs.

Selon le communiqué israélien, ces opérations au Liban s’inscrivent dans un bilan de plus de 500 cibles frappées par l’aviation israélienne au Liban et dans la bande de Gaza au cours du dernier mois. Plus de 140 objectifs auraient été visés à Gaza, tandis que la très grande majorité du bilan annoncé concerne donc le front libanais.

La publication de ces chiffres fournit une indication de l’intensité des opérations aériennes menées au Liban au cours des dernières semaines. Elle intervient alors que l’armée israélienne poursuit également des opérations terrestres dans le Sud et maintient la pression militaire sur les infrastructures qu’elle attribue au Hezbollah.

Plus de 370 cibles du Hezbollah selon Israël

Dans son communiqué du 1er octobre, l’armée israélienne affirme que son aviation continue d’opérer sur plusieurs fronts afin d’éliminer ce qu’elle présente comme des menaces et d’apporter un soutien aux forces engagées dans des opérations offensives et défensives.

Au Liban, plus de 370 cibles du Hezbollah auraient été frappées au cours du dernier mois. L’armée israélienne précise que ces opérations ont été menées dans le sud du pays et réalisées sur la base d’informations provenant notamment des commandements militaires et de la Direction du renseignement.

Le communiqué ne fournit toutefois pas une liste détaillée des 370 objectifs revendiqués. Il ne permet donc pas de déterminer précisément combien étaient des bâtiments, des positions, des dépôts d’armes, des infrastructures souterraines, des lanceurs ou des personnes directement visées.

Il convient également de distinguer le nombre de « cibles » du nombre d’attaques. Une frappe aérienne peut viser plusieurs objectifs et plusieurs munitions peuvent être utilisées contre une seule cible. Le chiffre communiqué par l’armée israélienne constitue donc avant tout son propre décompte opérationnel.

Plus de 500 cibles entre le Liban et Gaza

Le bilan annoncé couvre deux fronts. Israël affirme que son aviation a frappé plus de 500 cibles au Liban et dans la bande de Gaza au cours du mois écoulé.

Plus de 370 se situeraient dans le sud du Liban et plus de 140 dans la bande de Gaza. Les chiffres annoncés dépassent donc légèrement 510 objectifs au total.

Pour Gaza, l’armée israélienne fournit davantage de détails sur la nature de certaines cibles. Elle affirme notamment avoir tué trois commandants de brigade du Hamas ainsi que des combattants qu’elle accuse d’avoir préparé des attaques ou participé aux événements du 7 octobre 2023. Israël indique également avoir ciblé des personnes qui auraient détenu des otages, des dépôts d’armes et d’autres infrastructures du Hamas.

Pour le Liban, le communiqué se montre beaucoup moins détaillé. L’essentiel de l’information tient au volume revendiqué : plus de 370 objectifs du Hezbollah frappés dans le Sud en un mois.

Un rythme élevé d’opérations dans le sud du Liban

Ces chiffres correspondent à une période durant laquelle Israël a poursuivi ses opérations aériennes et terrestres dans plusieurs régions méridionales. Les frappes ont notamment accompagné les mouvements des forces terrestres et les opérations de destruction d’infrastructures que l’armée israélienne attribue au Hezbollah.

Le 15 septembre, l’armée israélienne avait par exemple annoncé avoir découvert et détruit des lanceurs contenant 32 roquettes qu’elle présentait comme prêtes à être utilisées contre Israël. Ces équipements auraient été découverts lors d’opérations de la 55e brigade dans le sud du Liban.

Selon la version israélienne, les roquettes avaient été laissées sur place avant l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu. L’armée avait également annoncé la destruction d’une position et d’un puits souterrain dans le même secteur.

Quelques jours auparavant, Israël avait annoncé l’achèvement d’une importante opération dans le secteur de la crête d’Ali al-Taher. L’armée israélienne affirmait avoir démantelé plus de deux kilomètres d’infrastructures souterraines attribuées au Hezbollah.

Elle déclarait y avoir découvert des dizaines de roquettes de fabrication iranienne, des missiles, des drones, des mitrailleuses, des dizaines de missiles antichars ainsi que des centaines de mines et d’engins explosifs.

Ces affirmations proviennent de l’armée israélienne et leur inventaire complet n’a pas fait l’objet d’une vérification indépendante.

Les opérations israéliennes ont dépassé le Litani

L’activité militaire ne se limite plus depuis plusieurs mois aux secteurs immédiatement voisins de la frontière. Fin mai, l’armée israélienne avait annoncé avoir pris le contrôle opérationnel de la crête du Beaufort et engagé des forces dans le secteur de Wadi Salouqi.

Israël avait alors indiqué que ses troupes avaient franchi le Litani et étendu leurs opérations contre le Hezbollah au nord du fleuve. L’armée disait également opérer à proximité de Nabatieh et se déclarait prête à élargir son offensive.

Avant l’entrée des forces terrestres dans ces secteurs, l’aviation israélienne avait mené des frappes préparatoires accompagnées de tirs d’artillerie et de chars. L’emploi de l’aviation s’inscrit donc dans une stratégie associant bombardements, renseignement et opérations au sol.

Le bilan de plus de 370 cibles annoncé jeudi doit être replacé dans cette configuration. Les frappes aériennes ne constituent qu’une partie des opérations israéliennes au Liban, mais elles permettent d’attaquer des positions avant l’avancée des unités terrestres ou d’intervenir sur des objectifs identifiés par le renseignement.

Israël avait revendiqué 3 500 cibles en avril

Le chiffre publié le 1er octobre peut également être comparé aux données annoncées par Israël lors des phases précédentes du conflit. Le 3 avril, l’armée israélienne affirmait avoir frappé plus de 3 500 cibles au Liban depuis le début de ses opérations de grande ampleur.

Elle indiquait alors concentrer ses attaques sur des infrastructures militaires, des dépôts d’armes, des positions de lancement ainsi que des centres de commandement et de contrôle attribués au Hezbollah.

Israël affirmait également avoir frappé des infrastructures financières liées à Al-Qard al-Hassan ainsi que cinq ponts qu’il accusait d’être utilisés pour transférer des armes et des combattants du nord vers le sud du Liban.

À cette date, l’armée israélienne revendiquait aussi la mort d’environ 1 000 membres du Hezbollah, parmi lesquels des commandants et plusieurs centaines de membres de la force Radwan. Ces chiffres provenaient du bilan militaire israélien et n’avaient pas été confirmés de manière indépendante.

Le nouveau bilan de septembre porte sur une période beaucoup plus courte : un seul mois et uniquement les opérations de l’armée de l’air. Il montre néanmoins que l’aviation israélienne maintient un rythme soutenu d’attaques dans le sud du Liban.

Un bilan militaire sans bilan humain correspondant

Le communiqué du 1er octobre ne fournit pas de bilan humain global correspondant aux plus de 370 cibles revendiquées au Liban. Il ne précise pas combien de membres du Hezbollah auraient été tués au cours de ces opérations, ni combien de civils auraient été touchés.

Cette distinction est importante. Le nombre d’objectifs militaires annoncé par une armée ne permet pas de déterminer le nombre de victimes ni l’étendue des destructions civiles. Il ne permet pas non plus de connaître la proportion de cibles effectivement détruites.

Le chiffre de 370 renseigne donc principalement sur la présentation faite par Israël de son activité opérationnelle pendant le mois écoulé. Une évaluation complète nécessiterait de confronter ce bilan aux données libanaises sur les frappes, aux victimes recensées et aux destructions constatées dans les localités concernées.

L’annonce intervient en outre au lendemain d’une attaque israélienne contre un véhicule de l’armée libanaise à Nabatieh al-Fawqa. Le commandement de l’armée libanaise a indiqué qu’un de ses militaires avait été grièvement blessé et que trois civils avaient également été touchés.

Cet incident illustre les conséquences directes de la poursuite des opérations israéliennes dans des zones où l’armée libanaise est elle-même déployée.

La pression militaire se poursuit au Liban

La publication de ce bilan intervient alors que les questions militaires et politiques restent étroitement liées. Israël continue de réclamer le démantèlement des capacités du Hezbollah et affirme que ses opérations visent à empêcher le mouvement de reconstituer ses infrastructures.

Du côté libanais, les opérations israéliennes et leur extension territoriale posent directement la question de la souveraineté du pays et de la capacité de l’armée libanaise à exercer ses missions dans les régions concernées. Les frappes touchent des zones où des militaires libanais, des habitants et des infrastructures civiles restent présents.

Le bilan israélien publié jeudi ne permet pas de mesurer à lui seul les conséquences humaines et matérielles du mois écoulé. Il apporte cependant un chiffre sur l’intensité revendiquée de la campagne aérienne : plus de 370 cibles attribuées au Hezbollah auraient été attaquées en un mois dans le sud du Liban, sur plus de 500 objectifs visés par l’aviation israélienne en additionnant les fronts libanais et gazaoui.

La poursuite des opérations terrestres et aériennes laisse désormais ouverte la question du rythme auquel ces frappes continueront en octobre et des zones qui seront concernées par une éventuelle extension des opérations israéliennes.

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Newsdesk Libnanews
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