Tout commence quand Anne, la narratrice, casse un miroir par mégarde et quelqu’un prédit sept ans de malheur. Constatant que l’Histoire s’accélère, elle dresse en temps réel une chronique qui court de l’incendie de Notre-Dame au mandat actuel de Trump, en passant par Gaza et les Jeux olympiques. Chronique scandée par ses séjours au Liban habités par la grâce, jusqu’au jour où le pays de son enfance fait la une des journaux.
Le roman s’oriente très vite vers une quête personnelle quand questionnant sa relation avec sa mère, instable et d’une rare intensité, elle en trouvera les clés au fil du récit.
Dans un monde où s’étiolent les libertés et plane le danger de l’IA comme une épée de Damoclès, ce roman est d’abord la tentative de replacer l’Homme au cœur du récit. Il est un livre dans le livre dont Anne lit des extraits à Marthe, une éditrice qui ne lui ressemble en rien. Alors que dans le film Matrix, Morpheus dit à Neo « N’as-tu jamais fait un de ces rêves qui ont l’air plus vrais que la réalité ? Si tu étais incapable de sortir d’un de ces rêves, comment ferais-tu la différence entre le monde réel et le monde des rêves ? », Anne croit que Marthe est prisonnière de ce dernier, quand autour d’elle des personnes « éveillées » pavent la voie à un monde nouveau.




