Le ministre sortant des finances a indiqué au quotidien libanais anglophone The DailyStar que le gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé doit se conformer à la décision du Parlement de fournir tous les comptes de l’État et de BdL aux équipes en charge de mener l’audit juricomptable. Il a également noté que la loi du secret bancaire ne s’appliquent pas sur les comptes publics.

Pour rappel, le parlement libanais a adopté ce vendredi une recommandation que soit mené un audit juricomptable des comptes de la BdL mais également des autres institutions publiques. Certains experts doutent cependant que le gouverneur de la Banque du Liban accepte de répondre aux questions déjà posées, puisque cette recommandation n’a pas le caractère contraignant d’une loi.

Selon le ministre sortant, Alvarez & Marsal pourrait renoncer à son retrait si la Banque du Liban accepte de répondre aux questions posées.

Pour rappel, le cabinet s’était retiré après que la Banque du Liban n’ait répondu qu’à 43% des questions posées dans le cadre de la procédure, se retranchant sous le code de la monnaie et du crédit ou encore du secret bancaire.

Ghazi Wazni indique que les autorités libanaises n’envisagent pas pour l’heure de destituer Salameh s’il refusait de coopérer avec l’équipe d’audit, alors que certaines sources font état d’un bras-de-fer entre le Président de la République, le Général Michel Aoun, et le premier ministre désigné Saad Hariri, dont le gouverneur est l’un des proches.

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