La Banque du Liban aurait exigé que 10% des importations de carburants soit financé par des dollars frais en lieu et place de sa plateforme électronique Sayrafa qui finançait jusqu’à présent la totalité de ces achats.

Cette mesure pourrait, par conséquent, amener les sociétés importatrices à devoir financer une grande partie de leurs achats sur les marchés parallèles alors que les prix des carburants sont fixés par la direction générale du Pétrole selon la parité de la plateforme électronique.

Cette nouvelle mesure pourrait encore provoqué une nouvelle hausse du cours du billet vert face à la livre libanaise même si le taux Sayrafa est censée garantir une certaine stabilité de la monnaie locale et est envisagée par les autorités politiques comme moyen d’unifier les taux de change.

Certaines sources indiquent que certaines des entreprises importants des carburants pourraient choisir de limiter leurs importations afin de ne pas nuire à leurs marges, ce qui pourrait amener à une possible nouvelle crise des carburants.

Pour rappel, le Pays des Cèdres traverse une crise économique et a connu d’importantes pénuries de carburants illustrées par d’importantes files d’automobilismes ces derniers mois. Ces pénuries se sont quelques peu amoindries après la décision du gouvernement Mikati III, arrivé au pouvoir début septembre, de lever totalement les subventions accordées aux carburants, la Banque du Liban ayant refusé de financer ces achats au taux de change officiel en raison de la diminution des réserves monétaires disponibles dont elle faisait jusqu’à présent usage.

Selon la Banque du Liban, le dernier taux de change affiché du taux de change de sa plateforme est de 17 900 LL/USD contre plus de 21 000 LL/USD au marché noir.

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