
12 décembre 2006 – Dans une déclaration présidentielle, le
Conseil de sécurité a exprimé aujourd’hui « son appui sans réserve au
gouvernement légitime et démocratiquement élu du Liban », et sa préoccupation
quant aux informations relatives aux mouvements illégaux d’armes entrant dans
le pays.
Le Conseil « demande que les institutions démocratiques du
pays soient pleinement respectées, conformément à la Constitution, et condamne
toute action visant à déstabiliser ce pays », a affirmé aujourd’hui le
Représentant du Qatar, dont le pays assume la présidence du Conseil de sécurité
au mois de décembre.
Le Qatar était représenté aujourd’hui par son vice-Premier
ministre et ministre des affaires étrangères, Hamad bin Jassim bin Jabr Al-Thani.
« Le Conseil engage tous les partis politiques libanais à se
montrer responsables afin de prévenir, par le dialogue, une nouvelle
détérioration de la situation au Liban », souligne la déclaration à l’heure où
le Hezbollah a appelé à des manifestations pour obtenir la déposition du
gouvernement de Fouad Siniora.
Réagissant par ailleurs au récemment rapport qui lui a été
remis par le Secrétaire général, le Conseil souligne « la vive préoccupation
que lui inspirent les informations récentes, mais non vérifiées, faisant état
de mouvements illégaux d’armes entrant au Liban ».
Il a salué à cet égard les « mesures initiales prises par le
gouvernement libanais, notamment le déploiement de 8 000 hommes le long de la
frontière en vue d’empêcher la circulation des armes », et renouvelé l’appel qu’il
a lancé au gouvernement syrien pour qu’il prenne des mesures similaires en vue
de renforcer les contrôles à sa frontière.
Compte tenu des « conclusions auxquelles est arrivée l’équipe
d’experts de la police des frontières dépêchée par le Secrétaire général à la
demande du gouvernement libanais », le Conseil a invité le Secrétaire général à
« approfondir l’évaluation technique et indépendante de la situation le long de
la frontière ».
S’agissant par ailleurs de la délimitation de la frontière
entre la Syrie et le Liban, une des exigences de la résolution 1701 (2006), le
Conseil de sécurité a « pris note » de la « nomination par le Secrétaire
général d’un cartographe de haut niveau chargé d’examiner les matériaux utiles
et d’élaborer une définition territoriale précise de la zone des fermes de
Chebaa ».
Cet expert aura pour mission d’étudier les conséquences sur
les plans cartographique, juridique et politique de la proposition formulée
dans le plan en sept points du gouvernement libanais.
Le Conseil de sécurité s’est par ailleurs déclaré
profondément préoccupé « face aux violations persistantes par Israël de l’espace
aérien libanais ».
Israël justifie la poursuite de ses survols du territoire
libanais par la nécessité de surveiller les transferts d’armes à destination du
Hezbollah.
Dans sa déclaration d’aujourd’hui, le Conseil de sécurité «
lance un appel à toutes les parties concernées pour qu’elles respectent la
cessation des hostilités et la Ligne bleue dans son intégralité, s’abstiennent
de toute provocation et s’acquittent scrupuleusement de l’obligation qu’elles
ont de respecter la sécurité du personnel de la FINUL et des autres personnels
des Nations Unies, notamment en évitant toute action qui risquerait de mettre
en danger des personnels des Nations Unies et en faisant en sorte que la FINUL
jouisse d’une entière liberté de circulation dans toute sa zone d’opération ».
(source UN.org)
Article restauré depuis les archives historiques de Libnanews via Web Archive.

