La forêt des Cèdres de Jaj Crédit photo: François el Bacha, tous droits réservés. Visitez mon blog http://larabio.com

Monsieur Donald Trump, je vous adresse cette lettre en tant que citoyen du pays des Cèdres.
Un pays certes géographiquement petit mais qui demeure un exemple unique et un axe incontournable de cohabitation au Moyen Orient. Il confirme à tant de nations que malgré toutes les tentatives de l’influencer, de le diviser ou de l’achever par des conflits extérieurs, il possède un héritage vivant de convivialité fonctionnelle. Elle se situe bien au delà des appréhensions et des angoisses selon l’interaction obstinée de ses composantes avec l’alchimie des liens culturels et religieux .

J’ai longtemps été épris par le quiet lonesome cowboy qui parcourt les plaines de l’Amérique profonde car j’avais cru au shérif justicier. Néanmoins, j’en suis revenu sur la qualité humaine de qui dégaine sa voix et son colt pour défendre en quiet american, les valeurs du faire face, de l’égalité et de la compassion entre ses propres fils.

Thomas Jefferson a noté :
« Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes naissent égaux, que leur Créateur les a dotés de certains droits inaliénables, parmi lesquels la vie, la liberté et la recherche du bonheur, .. » Cependant, le processus tant entendu et attendu « de la démocratisation notre région » ne fait plus rêver alors que de nombreux américains manifestent la colère face à la mésestime.

Que reste-t-il de la responsabilité bienveillante de votre superpuissance pour défendre les droits des hommes. Les intérêts des Etats-Unis ont certes toujours passé en premier. Cependant, est-ce que les notions de «juste pouvoir», du «consentement» des peuples, de «la recherche du bonheur», évoquées par Jefferson ne sont plus valides que pour les américains dans une Amérique confuse, perplexe jusqu’à étrangère parmi ses concitoyens et distante des autres?

Allez-vous rejoindre les autorités unificatrices d’Abraham Lincoln et de Martin Luther King pour transmettre une justice qui ne protège pas le culte de la personnalité mais la dignité des hommes, l’écoute attentive et le rassemblement de toutes les pensées démocratiques, quelques soient vos inconvenances?

Allez vous « éradiquer » ce « Mal » de l’EI si clairement articulé, jusqu’à dénoncer tous les initiateurs, pourvoyeurs et financiers?

Monsieur le président Trump, je vous souhaite de cultiver les nobles valeurs de vos courageux ancêtres et de ne prémunir le présent que par des sages initiatives. Pour vous, « L’Amérique d’abord » et réconciliée, et pour nous, notre Liban d’abord malgré tous les fauteurs de troubles!

Respectueusement,

Joe Acoury.