Fitch Solutions estime que le Liban est désormais un pays à risque pour les investissements internationaux en raison de sa vulnérabilité par rapport aux enjeux internes et régionaux. L’agence, qui classe le Liban au 9ème rang sur le plan régional en terme de liberté des affaires sur 18 pays présents dans le classement – note également que les transferts de fonds financiers vers l’étranger continuent à augmenter les risques de crise économique accrue sur des secteurs entiers, notamment sur le secteur bancaire, le tourisme ou encore le secteur de l’immobilier.

Ainsi, selon Fitch Ratings, si le conflit civil en Syrie continue à impacter l’économie libanaise, le non-respect de la législation locale et la corruption aggravent également la situation. L’agence note également que la protection intellectuelle et la faiblesse de réactivité du système judiciaire nuit à l’environnement commercial.

Aussi, quelques points positifs comme les taxes sur les entreprises qui restent réduites, un certain nombre d’incitations pour certains secteurs clés ou encore une économie considérée comme libre en dépit de l’adoption par l’Association des Banques du Liban d’un contrôle des capitaux.

Cependant, le système fiscal, même s’il est avantageux reste impacté par le temps perdu par les procédures administratives.

Le système économique est d’ailleurs considéré comme libre et les autorités décrites comme non interventionnistes et le système bancaire offre un accès au système financier international plus important que les autres pays de la région.

Cependant, la limitation des crédits induite par l’absence de liquidités et le contrôle des capitaux, l’importante dette publique, l’absence de croissance augmentent les risques.

Si d’une part le gouvernement souhaite renforcer le rôle du secteur privé au sein d’une économie libérale, l’agence note que les réformes économiques pourtant nécessaires afin d’assurer un développement positif restent lentes à être appliquées, alors que les investissements publics, quant-à-eux, continuent à favoriser des investissements non productifs comme le service de la dette, les subventions à l’Electricité du Liban ou encore l’importante masse salariale des fonctionnaires, des dépenses qui aggravent encore la crise.

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