Le milieu universitaire turc est connu pour être l’un des derniers bastions de la pensée critique dans une société de plus en plus marquée par l’autoritarisme du président Recep Tayyip Erdogan. Cependant, celui-ci a connu de nombreux bouleversements, avec deux dates charnières : la répression autour de la publication d’une tribune par le collectif « Académiciens pour la paix » en janvier 2016, et le coup d’État manqué de juillet de la même année.

La tribune, qui dénonçait les exactions de l’armée turque contre l’opposition kurde à l’Est du pays, avait été signée par plus de 1000 intellectuels du monde universitaire. L’État central a vite réagi face à ce qu’il a perçu comme de la déloyauté. Cette affaire, qui a engendré de nombreuses initiatives de solidarité internationale avec les universitaires turcs, n’est en réalité qu’un des multiples exemples du resserrement du contrôle étatique sur le champ universitaire, visant à taire toute dissidence et pensée critique autour de l’action du président. D’importantes purges ont été menées à partir de 2016, touchant tous les fonctionnaires de l’État (plus de 150 000 licenciements) et notamment le personnel universitaire, menant à une reconfiguration de l’administration et des recrutements sur la base de l’allégeance au « reis » et non plus sur le mérite.

Pourtant, on se souvient des propos de l’actuel président, lors de l’inauguration de l’Université Technique d’Istanbul (ITU) en 2008, où il faisait l’éloge de la liberté d’expression, de conscience la pensée critique, la démocratie. Cette transition vers une prise en main du monde universitaire coïncide avec la concentration des pouvoirs autour du Président, et la présidentialisation du régime qui lui donnent les moyens d’opérer une « révolution culturelle ».

Une répression des intellectuels qui révèle la structure profonde de l’Etat turc

Dans un premier temps, il convient de brosser rapidement l’évolution de l’université turque, de l’époque kémaliste jusqu’à 2015. Celle-ci est nécessaire dans la mesure où elle nous permet de comprendre que la situation actuelle ne relève pas de l’exception, mais se situe dans la continuité d’une relation conflictuelle. Ainsi, ce rapport s’inscrit dans une périodisation que scandent les coups d’États et les contraintes qu’ils imposent aux universités. Après le coup d’État de 1960, cent cinquante enseignants sont licenciés, tandis que celui de 1971 impose aux universités de se tourner vers les « valeurs nationales ». Le coup d’État de 1980, lui, est suivi par la création du Haut Conseil des Universités (YÖK), instrument de contrôle qui mettra en place une répression importante. Ces périodes de répression sont souvent suivies de moments de détente, avec l’exemple de la loi de 1960 qui inscrit l’autonomie des universités et leur indépendance administrative et scientifique dans la Constitution.

Il faut replacer ces différents épisodes autoritaires dans la structure de pouvoir de l’État kémaliste , qui repose sur un triptyque État-major des armées, Diyanet (direction religieuse) et Ministère de l’Éducation. Par le contrôle des institutions éducatives, l’État possède les outils nécessaires pour mettre à bien une vraie « violence symbolique » envers la société turque, qui résulte en une occidentalisation, mais aussi en un culte de la Nation incarnée dans l’État, de l’armée,et de la « turcité ». L’université turque devient après la Seconde Guerre Mondiale un bastion du progressisme et un lieu de confrontation entre les groupes d’extrême droite et d’extrême gauche,ce qui explique la prise de contrôle par l’ « Etat profond », qui vise les éléments étiquetés de gauche.


Il convient de noter que les universités turques sont largement inspirées par l’exemple allemand et français à cette époque, dans un but d’occidentalisation des structures sociales du pays. L’apport allemand dans la structuration de l’université turque n’est aujourd’hui souligné que dans un but mémoriel, ce qui montre l’instrumentalisation de l’histoire par l’AKP. En effet, la coopération universitaire germano-turque est évoquée afin de communiquer l’image d’une Turquie qui a accueilli les savants juifs allemands et les a sauvé de l’holocauste. Cet acte sert à mettre en valeur des vertus d’hospitalité, d’ouverture, de pluralisme, qui contredisent la capacité de la Turquie à commettre un génocide, et donc permettent à l’Etat turc de nier le génocide arménien de 1916. En mettant en avant l’accueil des intellectuels juifs allemands, on dresse le portrait d’une nation ouverte et rejetant toute discrimination. Après la seconde guerre mondiale, le modèle américain supplante l’influence européenne.

Le kémalisme aura un rôle ambivalent par rapport à l’ impérialisme culturel occidental : tout en turquisant l’enseignement supérieur et en instaurant le culte de la nation, il fera grandement appel à l’appui européen, dans une tentative de moderniser la société turque en l’occidentalisant. En effet, la conception kémaliste de l’éducation est inspirée du modèle de Jules Ferry : l’école est un creuset où s’inculque un projet politico-culturel dont doit s’imprégner la conscience collective. Cependant, il maintient des institutions d’origine étrangères confessionnelles, où il fait inscrire ses filles adoptives ( Les Dames de Sion), ce qui montre l’ambivalence du projet kémaliste cité ci-dessus.

De la libéralisation politique à la censure : une volte-face opportuniste qui souligne la volonté hégémonique de l’AKP

Comme mentionné auparavant, l’approche du président Erdogan envers le champ universitaire a grandement varié, depuis son accession au pouvoir en 2003 (officieusement en 2002) jusqu’aux événements de 2016. Selon le programme du parti au début des années 2000, l’action de l’AKP devait s’orienter vers la diminution du rôle de l’Etat dans l’enseignement supérieur, au profit de l’enseignement privé dominé par les religieux, la promotion du passé ottoman et islamique, et l’augmentation de la place des matières religieux dans les programmes scolaires. Il y a aujourd’hui 115 universités publiques et 63 universités privées en Turquie, les deux tiers de celles-ci ayant été ouvertes par l’AKP. Celui-ci, représentant les voix des Turcs « noirs », d’Anatolie intérieure, souhaitait développer les infrastructures publiques dans des régions longtemps délaissées par le pouvoir central, à travers le slogan de « une université par province ». Avant son arrivée au pouvoir, l’AKP avait promis dans son programme électoral d’abolir le « YÖK », perçu comme un instrument d’oppression des universités. Au contraire, le parti s’est efforcé de contrôler cette institution pivot.

Avec l’élection d’Abdullah Gül en 2007 à la présidence de la République, cet objectif est rempli, le président nommant la majorité des membres du conseil d’administration du YÖK. Cette période est marquée par une rhétorique d’ «élargissement des libertés » et est motivée par la candidature de la Turquie à l’Union Européenne, mais surtout une stratégie de séduction des élites intellectuelles pour faire passer la réforme de l’autorisation du port du voile (« türban ») à l’université. Face au pouvoir judiciaire, Erdogan s’allie aux libéraux, aux intellectuels et aux journalistes de gauche en prenant une position pro-libertés et pro-démocratie, qui passe par la garantie de la liberté d’expression et du travail scientifique. Ces efforts sont récompensés par le referendum de 2010 qui fait passer le pouvoir judiciaire sous le contrôle de l’exécutif, et permet au futur président de faire accepter la réforme du voile. De même, les militaires sont expulsés du YÖK au début des années 2000, avec l’adoption des critères de Copenhague.


Ce sont les réformes de Gezi qui, en révélant la conception du pouvoir sans partages de l’AKP, brise définitivement cette entente illusoire entre intellectuels et Erdogan. Depuis 2012 déjà, le « Tübitak » (CNRS turc) est contraint peu à peu de réfuter la théorie de l’évolution et ainsi s’aligner aux décisions ministérielles, ce qui reflète l’emprise progressive de l’AKP sur les institutions de l’enseignement supérieur et de la recherche. Le darwinisme avait déjà été interdit en 2005 dans le primaire, et l’enseignement de la théorie de l’évolution non pas interdite mais fortement découragée dans le supérieur. Dans le même temps , les chercheurs trop politisés dans leurs travaux, ou menant des investigations sur des sujets estimés «sensibles » comme la question kurde faisaient face à une répression permanente. L’exemple de Sumbul Kaya, chercheuse française à l’Institut français des études anatoliennes,a plusieurs reprises convoquée par la section anti-terroriste de sa circonscription pour avoir mené des recherches sur l’armée turque, est révélateur. Cette emprise autoritaire se complète par une stratégie clientéliste, notamment grâce au réseau Gülen qui, en octroyant des bourses d’étude aux étudiants pauvres, en fait des obligés de la mouvance islamiste.

La réforme de l’éducation en 2012 constitue de même une nouvelle étape franchie, avec une islamisation de l’enseignement qui passe par l’augmentation du nombre et de l’importance des écoles religieuses professionnelles, nommées Imam-Hatip Liseli (IHL). Ces écoles qui dispensent un enseignement conservateur religieux sont convoitées par la bourgeoisie rurale sunnite, qui y voit un espace de socialisation conforme à ses croyances et lui permettant de garantir son intégration socioéconomique. Elles sont infiltrées par les confréries religieuses qui les financent, ce qui amène à une autonomisation de ces institutions du contrôle étatique. Les IHL, depuis la réforme de 2012, se multiplient, et grandissent en effectif, au détriment des institutions laïques. La question identitaire et religieuse représente de même un moyen de détourner le débat public des problématiques structurelles de l’université turque, illustrées par ses résultats ambivalents dans les classements internationaux (notamment PISA).

La pétition d’ «Académiciens pour la paix » a eu un grand retentissement international justement en raison de la répression qu’elle a engendré. Dans cette tribune, les intellectuels appelaient à la fin des opérations militaires dans les provinces kurdes, la reprise du processus de paix, et le respect du droit international qui prohibe la torture. Suite à cette pétition, des centaines d’ enseignants ont été licenciés, tandis que 742 signataires ont été jugés pour «propagande terroriste ». De même, le motif d’ « insulte à la nation turque et aux institutions de l’État » a été mentionné, ce qui révèle deux phénomènes structurels du système politique turc et du régime de l’AKP. Tout d’abord, l’assimilation de la Nation avec l’État, ce qui empêche toute critique et remise en question de l’appareil d’État. La notion de démocratie majoritaire s’inscrit dans une psychologie collective faisant de l’AKP le parti propriétaire de l’État sans aucun contre-pouvoir, étant le dépositaire de la souveraineté populaire.


A ce titre, quelle place pour la contestation ? La critique de la politique menée par le gouvernement est affiliée au terrorisme dans la mesure où elle représente un manque de loyauté à la nation turque et à une identification aux ennemis de celle-ci, les milices kurdes. Le nationalisme populiste exacerbé par Erdogan, le contexte de psychose collective entretenu avec soin par celui-ci revient à considérer tout opposant comme un traître à la nation. Ainsi, de nombreux enseignants qui ont signé la pétition ont été dénoncé et menacés sur les réseaux sociaux, recevant des visites d’intimidation par des groupes étudiants d’extrême-droite. Cette répression a été intégrée dans le répertoire discursif du nationalisme, de la lutte contre la 5e colonne, et de l’anti-impérialisme (l’envoi d’observateurs étrangers pour surveiller la situation kurde attestant d’une « mentalité coloniale » selon ses mots).

Le 26 juillet 2019, la Cour Constitutionnelle Turque a décidé d’acquitter les enseignants. Malgré cela, ils sont restés limogés, ce qui représente en Turquie une véritable « mort sociale » (perte de la sécurité sociale, salaire, retraite, la possibilité d’enseigner à nouveau ..). Cet événement a eu des répercussions à la fois internationales et nationales. Tout d’abord, cette répression a été largement relayé médiatiquement par les réseaux de solidarité internationale entre chercheurs. Il aboutit à une exode massive des enseignants-chercheurs turcs, qui peut s’apparenter à une « fuite des cerveaux ». Il convient cependant de noter que la plupart des condamnés ont été interdits de voyage et ont vu leur passeport confisqué, ce qui accrédite la thèse de la « mort sociale ». Enfin, il polarise davantage la société, entre les partisans de l’autoritarisme de l’AKP, et l’opposition, qui a en grande partie soutenu les chercheurs (notamment le CHP et le HDP).

Une « révolution culturelle » qui ne manque pas de générer tensions et polarisations dans le champ académique turc

Dans un second temps, la purge massive opérée après la tentative de coup d’État marque une transition vers une volonté d’emprise totale de l’AKP, vers un ordre « illibéral ». Avant d’entamer notre propos, nous souhaiterions évoquer un exemple, celui de l’université de Sehir, qui illustre parfaitement le processus en œuvre de soumission du champ académique au champ politique. Université connue pour son esprit séculaire, ses valeurs universitaires et sa volonté de renommée internationale, elle se trouve prise dans deux conflits politiques : la restructuration des universités menée après le coup d’État, et le passage à l’opposition d’Ahmet Davutoglu. Institution proche de ce dernier, l’université voit ses actifs gelés par la Halkbank. Il s’agit d’une mesure ordonnée pour fermer une institution acquise à un rival : la politisation de l’espace académique est ainsi consommée. De manière plus brutale, 15 universités privées ont été fermées depuis 2016, 41 000 employés du secteur éducatif licenciés, et 7000 chercheurs venant de 122 universités. L’ensemble des doyens d’université ont été limogés, ainsi que quatre recteurs. La plupart de ces mesures ont été justifiées par l’appartenance de ces structures et individus à la mouvance Gülen, accusée de former un « État parallèle ». Cependant, d’autres opposants comme les Académiciens pour la paix, des fonctionnaires pro-kurdes, des leaders syndicaux et des activistes de gauche ont été ajoutés à la liste. Elles ont pris la forme de décrets sans aucune procédure judiciaire, autorisés par l’État d’urgence mis en place entre 2016 et 2018.


En parallèle à cette purge, de nombreuses régulations ont garanti le recrutement de cadres et enseignants loyaux au régime : à présent, chaque nomination académique doit être accompagnée d’une « enquête sécuritaire » afin de déterminer si l’individu représente une menace envers l’Etat. La loi d’urgence a donné l’autorisation au Président de nommer directement les recteurs, ce qui a donné lieu à certaines anomalies : un jeune enseignant, ancien sous-secrétaire du Ministre de l’Éducation, a été nommé recteur d’une nouvelle université à Ankara .. La législation a été modifiée dans ce sens, par un amendement à la loi de l’enseignement supérieur qui soumet les facultés à des codes disciplinaires stricts, et notamment l’obligation de ne pas collaborer avec les médias sans autorisation du gouvernement. Pour mener à bien ces opérations, l’AKP s’est appuyé sur son contrôle du YÖK : celui-ci a poussé les universités publiques et privées à collaborer, notamment en dénonçant les enseignants aux activités jugées séditieuses.


Nous l’avons vu, cette emprise de l’État sur le champ académique se base sur une définition du terrorisme très englobante. Ainsi, le président Erdogan a déclara qu’il « n’y avait pas de différence entre un terroriste brandissant un pistolet, et ceux qui utilisent leur position et leur plume pour servir des intérêts terroristes » (ceux-ci étant le mouvement Gülen et le PKK). L’article 7/2 de la loi antiterroriste turque n’inclut pas la protection de la liberté d’expression : cet article a été utilisé à de nombreuses reprises pour sanctionner des propos concernant les droits des kurdes notamment. Après avoir fait face au pouvoir judiciaire , et notamment une tentative de dissolution, l’AKP profite de son contrôle sur l’institution pour remodeler les universités à son image.

Un autoritarisme contestée et générateur de résistances collectives

L’université turque souffre des conséquences du verrouillage politique, qui, à travers un agenda conservateur et illibéral, politise la recherche et pousse vers la sortie de nombreux chercheurs. Un climat de peur s’est abattu sur les universités, l’auto-censure poussant les chercheurs à éviter certains sujets afin de garder leur emploi, ce qui nuit à la qualité du travail académique et à la réputation internationale des universités turques. L’atmosphère est chaotique, et l’insécurité politique et le népotisme affaiblit la qualité de l’enseignement et de la recherche. Cette situation atteint particulièrement les facultés de science humaines et sociales, mais aussi les autres domaines de la recherche, comme nous l’avons vu avec l’exemple de la théorie de l’évolution. Le travail scientifique se trouve soumis à des normes religieuses qu’il n’est pas en mesure de contester, ce qui biaise la recherche. Cette attaque massive contre les institutions universitaires a néanmoins poussé le champ académique à se structurer et s’organiser dans des réseaux de solidarité, qui leur permettent de réinventer à leur échelle l’université turque. Ces initiatives constituent de nouvelles formes d’action collective, qui ébranlent l’hégémonie de l’AKP en sapant les bases de sa domination et en induisant une politisation contestatrice.

Les académiciens de la paix continuent à défendre des valeurs universelles, parfois derrière les barreaux, et organisent des réseaux de solidarité qui apportent du soutien aux collègues attaqués, ainsi que des centres éducatifs alternatifs nommés « académies solidaires ». Ils y organisent des lectures collectives, conférences, workshops qui mettent la pensée critique sur un piédestal, portant sur des thématiques telles que la théorie marxiste, ou encore apprendre à utiliser un vélo. Des appels à transporter les académies en dehors de l’espace institutionnels se multiplient, faisant de la rue des véritables espaces d’apprentissage, financés par des donations. La première expérience d’académie libre, celle de Kocaeli, a été effectuée par 19 chercheurs licenciés par le gouvernement, qui estiment que la science « n’obéit pas, et n’a pas besoin de murs et de cloisons ». Nous observons ainsi le rôle actif de plusieurs intellectuels, qui chassés de leurs bibliothèques par la répression, se mobilisent dans les rues pour refonder l’éducation en Turquie et organiser l’opposition à l’autoritarisme de l’AKP, dans le cadre de stratégies anti-hégémoniques et la formation de véritables contre-sociétés, laïques et de gauche. L’immigration de l’élite intellectuelle peut aussi être considérée comme une forme de résistance individuelle. En effet, ces intellectuels profitent alors de leur exil pour s’organiser, se fédérer, et intervenir dans les médias et les institutions intellectuelles pour critiquer les agissements du régime turc.

L’éducation, qui constitue un champ d’intervention principal de l’Etat et lui permet d’appliquer et maintenir sa légitimité sur la société, est ici envisagée comme un outil de « transformation culturelle » au profit d’un parti dont l’idéologie islamiste se place en contraste avec un Xxe siècle marqué par le kémalisme laïc. Par pragmatisme, l’AKP n’a pas frontalement mené cette opération de transformation, se contentant de définir des lignes rouges à ne pas franchir, et progressivement déplacer le rapport de force en sa faveur. Les événements de 2015, comme dans d’autres domaines de la vie publique en Turquie, ont marqué un bouleversement avec l’émergence d’une véritable « révolution culturelle » en Turquie, et l’affirmation de l’autoritarisme du président Erdogan. Les résistances sont nombreuses, et ne passent pas seulement par la confrontation directe : « ne pas consentir » constitue aussi une forme d’opposition, ce qui est mis en lumière par les nombreuses initiatives des acteurs associatifs pour faire émerger une autre forme d’éducation supérieure en Turquie, et l’émigration en masse de l’élite intellectuelle vers l’Europe, où elle participe à la mise au ban du régime turc de la communauté internationale.

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